Economie

Les chercheurs du monde se connectent

Par | Edition N°:3563 Le 30/06/2011 | Partager
Grâce à Eumedgrid et de son interface marocaine MaGrid
Le projet est dans sa deuxième phase

Grâce à Eumedconnect, le Maroc suit les évolutions dans le domaine de la recherche. A ce jour, des dizaines de doctorants et de séniors utilisent le réseau

DAVANTAGE de partage. Les scientifiques marocains ont désormais la possibilité de se connecter avec l’ensemble des réseaux d’enseignement et de recherche des pays européens. Ceci grâce à la grille de calcul pour la recherche scientifique Eumedgrid et de son interface marocaine MaGrid. Renouvelé cette année, le projet, mis en place à l’initiative de la Commission européenne, est dans sa deuxième phase. Eumedgrid est aussi un outil développé dans le cadre du projet européen Eumedconnect. Même les chercheurs méditerranéens ont la possibilité de se connecter via ce réseau. Le projet permet également de diminuer la fracture numérique et accélère le développement d’Internet. «Eumedconnect intervient dans tout ce qui est traitement et partage de données dans le champ scientifique», explique le professeur Rajaâ Cherkaoui El Moursli (1). L’analyse des résultats dans ce domaine demande des liaisons très rapides entre les laboratoires de recherche. Plusieurs autres chercheurs et institutions seront amenés à utiliser MaGrid pour réduire les investissements et aussi harmoniser à grande échelle les outils de calcul. Pour rappel, le réseau Marwan est considéré comme infrastructure de base pour la grille nationale de calcul (MaGrid) et ce afin de mettre à la disposition de la communauté scientifique nationale une infrastructure offrant une grande puissance de calcul et une importante capacité de stockage. «Aujourd’hui, nous essayons de créer une grille de calcul similaire pour certaines applications de la physique médicale», assure El Moursli. A ce jour, des dizaines de doctorants et de séniors utilisent le réseau.
Le projet Eumedconnect 2 permet à environ 2 millions d’utilisateurs dans près de 700 institutions à travers l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient de collaborer avec leurs confrères répartis dans plus de 4.000 établissements de recherche et d’éducation en Europe. Le budget est estimé à 4 millions d’euros. Depuis 1996, le Maroc est membre de la collaboration Atlas au Cern, l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire. Le pôle de compétences Réseau universitaire de physique des hautes énergies (RUPHE) est l’institution marocaine chargée du programme Atlas. Ruphe est directement sous la tutelle du MEN ainsi que le Centre national de la recherche scientifique et technique (CNRST). Eumedconnect a mis à la disposition de ce centre un réseau informatique géant d’un débit de 34 mégabits. Ce volume sera revu à la hausse pour atteindre les 155 mégabits. C’est au sein de ce centre qu’une équipe d’ingénieurs informaticiens gère le réseau. La grille marocaine, MaGrid, a été mise en place depuis 2006 par le déploiement du premier site au CNRST.

F. Z. T.


(1) Le professeur Cherkaoui El Moursli est membre correspondant de l’Académie Hassan II des sciences et techniques et membre de la collaboration Atlas au LHC, le plus grand accélérateur de particules au monde

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