Economie

Lutte anticorruption: La CGEM présente sa contribution à Washington

Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5258 Le 24/04/2018 | Partager
Implication via l’axe «intégrité dans le monde des affaires» et la Commission nationale
Réunion du Réseau parlementaire sur la Banque mondiale et le FMI
lutte-anti-corruption-2-058.jpg

Neila Tazi, présidente du chapitre Maroc du Réseau parlementaire sur la Banque mondiale et le FMI: «Seuls des médias forts et indépendants peuvent jouer un rôle essentiel dans le dispositif anticorruption, qui englobe tous les acteurs de la société»  (Ph. L’Economiste)

Le dispositif marocain en matière de lutte contre la corruption. C’est le thème de l’intervention de Neila Tazi, vice-présidente et conseillère de la CGEM lors de la réunion annuelle du Réseau parlementaire sur la Banque mondiale et le FMI à Washington. Neila Tazi a présenté l’expérience marocaine et la stratégie nationale dans le domaine de la lutte contre la corruption ainsi que la récente mise en place de la commission nationale dédiée.

Elle a particulièrement été interpellée au sujet du rôle joué par la CGEM, notamment à travers la Commission éthique et bonne gouvernance dans l’élaboration de la stratégie nationale ainsi que le pilotage par le secteur privé du programme n°8 de cette stratégie, qui porte sur l’intégrité dans le monde des affaires.

A rappeler également l’impact de la ligne verte ouverte pour la dénonciation des cas de corruption et qui a entraîné la traduction de plusieurs fonctionnaires devant la justice. «La feuille de route contre la corruption a une dimension inclusive puisqu’elle inclut à la fois le gouvernement et la société civile», signale Neila Tazi, présidente du chapitre Maroc du Réseau parlementaire sur la Banque mondiale et le FMI.

Le rôle du privé se décline également à travers la diffusion de la charte RSE, la promotion de la norme ISO 37001 et la participation à l’élaboration des lois. «La corruption est un frein majeur au développement, mais également à l’aide au développement. Par conséquent, les parlementaires doivent pleinement jouer leur rôle fondamental en s’appuyant sur les prérogatives qui leur sont dévolues pour contribuer à éradiquer ce fléau», précise la conseillère parlementaire de la CGEM.

Pour favoriser la transparence dans le dispositif de lutte contre la corruption, Neila Tazi et Norman Eisen, avocat, conseiller spécial du président Barack Obama pour l’éthique et la bonne gouvernance, se sont mis d’accord sur «l’importance de la protection des personnes qui dénoncent les cas de corruption ainsi que les médias au même titre que tous les acteurs». Norman Eisen est d’ailleurs surnommé «le Tsar de l’éthique» pour son approche anti-corruption.

En plus de la conseillère CGEM et de Norman Eisen, l’atelier sur la lutte anticorruption était composé de Sean Hagan, avocat général et directeur du département juridique du FMI.

Le Réseau parlementaire sur la Banque mondiale et le FMI a été mis en place en 2000. C’est une ONG indépendante qui fournit aux parlementaires de plus de 140 pays une plateforme pour une meilleure gouvernance et une transparence plus grande dans la coopération au développement. Basé à Paris, le réseau est décliné à travers des chapitres régionaux et nationaux, il réunit plus de 1.000 parlementaires en Afrique, Asie, Europe et en Amériques.

Il met particulièrement l’accent sur l’aide multilatéral, le mode de fonctionnement de la Banque mondiale et le FMI, les plus grands bailleurs de fonds au monde. Le Réseau parlementaire donne à ses membres une plateforme pour exiger des comptes à leur propre gouvernement, ainsi qu’aux institutions financières internationales dans le but d’obtenir des résultats dans le domaine du développement.

 

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc