International

La situation en Syrie préoccupe toujours

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5254 Le 18/04/2018 | Partager
Riyad pourrait envoyer des troupes avec d’autres pays
Enquête sur une attaque chimique présumée

L’Arabie saoudite a réaffirmé, mardi 17 avril, sa disposition à envoyer des troupes en Syrie, avec d’autres pays, afin d’y stabiliser la situation. «Nous sommes en discussion avec les Etats-Unis et l’avons été depuis le début de la crise syrienne» en 2011, a indiqué le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al-Jubeir lors d’une conférence de presse conjointe avec le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres à Riyad.

«Ce n’est pas une idée nouvelle», a insisté Jubeir en réponse à une question sur des informations du Wall Street Journal selon lesquelles Washington chercherait à monter un contingent de troupes arabes pour stabiliser la Syrie. Grâce à l’appui de la Russie, le régime de Bachar al-Assad est parvenu à reprendre le contrôle de la majorité de la Syrie. Et ce, après avoir subi de nombreux revers face aux rebelles et aux jihadistes lors des premières années de la guerre déclenchée en 2011.

Sur le terrain, une équipe de l’Organisation internationale pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) est arrivée mardi 17 avril dans la ville syrienne de Douma. Objectif: enquêter sur une attaque chimique présumée, mais les Occidentaux doutent qu’ils puissent encore trouver des preuves sur place.

Le 14 avril, les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni, qui accusent le régime de Bachar al-Assad d’être derrière cette attaque, ont mené des frappes en Syrie en représailles. Damas et Moscou ont démenti toute implication, accusant les rebelles de «mise en scène» et réclamant une mission de l’OIAC pour enquêter sur des «allégations».

Les experts de l’Organisation avaient débuté leur mission, dimanche dernier, à Damas mais n’avaient pas pu jusqu’alors se rendre à Douma. La Russie et la Syrie avaient expliqué ce délai par des «problèmes de sécurité». Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov avait nié toute mauvaise volonté.

Jugeant «sans fondement» les informations faisant état d’une «entrave» au travail des experts. Mais les Occidentaux ne cessent d’afficher leurs doutes. «Les Russes pourraient avoir visité le site de l’attaque. Nous craignons qu’ils ne l’aient altéré dans l’intention de contrecarrer les efforts de la mission de l’OIAC», a indiqué l’ambassadeur américain auprès de l’OIAC, Ken Ward.

La France a aussi jugé «très probable que des preuves et des éléments essentiels disparaissent…». De son côté, le ministère russe des Affaires étrangères s’est dit «très étonné» par ces propos. Tout en arguant du fait notamment que la Russie s’était prononcée pour l’envoi «le plus vite possible» d’une inspection de l’OIAC à Douma.

F. Z. T. avec agences

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