Politique

ZLE continentale africaine: Le Maroc signe l’accord

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5235 Le 22/03/2018 | Partager
C’était à l’occasion du 10e Sommet extraordinaire de l’UA
Les messages forts du discours royal

Le Maroc a signé, le mercredi 21 mars, l’accord établissant la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA). C’était le principal point à l’ordre du jour du 10e Sommet extraordinaire de l’Union africaine qui se tient dans la capitale du Rwanda, Kigali. L’accord a été signé par le Chef du gouvernement Saâdeddine El Othmani qui préside la délégation marocaine à ce sommet, lequel a été marqué par un discours royal plein de messages forts. 
Elle catalysera les investissements, stimulera la croissance économique, développera les interconnections continentales et apportera un dynamisme nouveau à l’intégration en Afrique... C’est par ces termes qu’a qualifié SM le Roi le lancement à Kigali de la Zone de libre-échange continentale africaine. Le Maroc, de par son expérience, «sait pertinemment que l’ouverture économique et l’établissement de zones de libre-échange avec des partenaires du Nord comme du Sud suscitent souvent des inquiétudes légitimes et induisent certains défis qu’il importe de relever… », a tenu à souligner le Souverain. Une fois ces inquiétudes et défis pris en charge, les vertus de l’ouverture économique seront démontrées à la fois par le développement de l’économie nationale et par l’émergence de nouvelles filières. Le discours du Souverain dit long sur les défis et attentes. L’enthousiasme et le dynamisme avec lesquels les rounds de négociations ont été menés ont permis d’envisager la libéralisation du commerce de marchandises à un taux d’ambition de 90%.  C’est dans ce sens que les négociations à venir doivent être axées sur des questions aussi importantes que les conditions d’une saine concurrence, le respect de la propriété intellectuelle ou encore la promotion des investissements.
La future Zone de libre-échange continentale (quarante-quatre pays africains ont signé à Kigali l’accord créant cette zone) se traduira par la création d’un marché commun de plus d’un milliard de consommateurs avec un produit brut combiné de plus de 3.000 milliards de dollars (voir aussi notre édition N°5234 du mercredi 21 mars 2018). Elle induira aussi un accroissement du commerce intra-africain de 52% à l’horizon 2022 et ouvrira la voie à la mise en place d’une union douanière d’ici quatre ans et d’une communauté économique africaine en 2028. «Cette Zone pourrait apporter d’importants gains commerciaux et favoriser la concrétisation d’autres objectifs de développement», notent la BAD, l’OCDE et le PNUD dans un récent rapport. Ils précisent d’ailleurs que «le retrait américain du Partenariat transpacifique (TPP) et la création de la Zone de libre-échange continentale de l’Afrique vont renforcer l’attrait du continent en tant que partenaire commercial mondial». La Zone aura un effet positif «sur l’attractivité commerciale du continent et, potentiellement, l’accroissement des gains tirés des échanges Afrique/Etats-Unis».

Une jeunesse inventive, créative et audacieuse…

L’ESSOR du continent africain et de ses échanges commerciaux devra également «tenir compte des développements technologiques mondiaux et transformer le déficit des échanges intracontinentaux en une vraie opportunité pour le développement des nouvelles technologies digitales», a assuré le Souverain dans son discours. Tout en notant que le digital est en train «de changer le visage du continent, porté par une jeunesse inventive, créative et audacieuse». Ce saut numérique est le fruit de jeunes startups actives dans le domaine de la finance, des télécoms, de l’industrie et de l’agroalimentaire, pour ne citer que ces domaines…

 

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