Entreprises

Atlanta double son bénéfice au terme de son plan triennal

Par Franck FAGNON | Edition N°:5233 Le 20/03/2018 | Partager
Le résultat net social atteint 193 millions de DH à fin 2017
L’activité vie poursuit sa percée: hausse de 77,4% des primes
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Source: Atlanta
La compagnie dresse un bilan positif de son dernier plan stratégique. Le chiffre d’affaires comme les bénéfices ont fortement augmenté sur la période. L’assureur a fixé la rémunération des actionnaires à 2,80 DH par action au titre de 2017. Elle progresse plus vite que les années précédentes

Atlanta a bouclé son plan triennal (2015-2017) sur des résultats en forte hausse. Hors Sanad, l’assureur a émis 2,3 milliards de DH de primes en 2017 en hausse de 17,1%. Le chiffre d’affaires a augmenté de 44% sur la période du plan stratégique. Le résultat net, lui, a pratiquement doublé (+91%) en trois ans pour s’établir à 193 millions de DH. Il a été entre autres soutenu par le rebond de la Bourse. Le management qui commentait les résultats annuels, lundi 19 mars, n’a pas voulu dévoiler ses priorités pour les trois années à venir (2018-2020).

L’assurance-vie prend un peu plus de consistance dans les revenus d’Atlanta. La compagnie a émis 426 millions de DH en 2017, un montant en forte hausse de 77,4%! Au niveau du marché, la forte croissance des primes vie, ces dernières années, est en partie attribuée à quelques gros dépôts. «Ce n’est pas le cas chez nous», insiste le management d’Atlanta. La branche vie représente 19% des revenus de la compagnie contre 12% au début du plan stratégique.

Dans le segment non-vie, la croissance est également au rendez-vous avec un chiffre d’affaires en progression de 8,6% à 1,8 milliard de DH. La filiale ivoirienne qui a démarré ses activités au deuxième semestre 2017 a généré un revenu de 2 millions de DH.

L’assurance auto continue de dominer le business dans cette branche. Aujourd’hui, le secteur est confronté à une augmentation des sinistres matériels. La vétusté du parc automobile (l’âge moyen du parc auto est de 16 ans), l’incivisme des conducteurs, la multiplication des bouchons dans les grandes agglomérations... sont quelques éléments explicatifs de la poussée des sinistres. Les assureurs mettent également en cause la fraude.

Une étude commanditée par la profession apporte quelques éléments de réponse qui doivent être affinés pour mieux comprendre les causes de l’accélération des sinistres automobiles. En attendant, l’analyse du portefeuille d’Atlanta révèle que la sinistralité est deux fois plus importante chez les personnes de moins de 28 ans que chez les automobilistes âgés de 35-50 ans. En outre, les avaries sont plus élevées à Fès, Béni-Mellal ou encore El Jadida qu’ailleurs. Les automobilistes semblent plus disciplinés à Agadir et Marrakech, relèvent les professionnels.

L’autre sujet sur l’automobile demeure la tarification. Les critères de fixation des prix reposent sur des éléments désuets comme la puissance fiscale. Tant que les règles ne vont pas évoluer, l’on ne peut parler de véritable compétition dans l’assurance auto. Pour l’heure, ce sujet ne semble pas dans l’agenda immédiat de la profession. Le takaful, les nouvelles assurances obligatoires ou encore la solvabilité basée sur les risques monopolisent les énergies. A fin 2017, Atlanta affichait une marge de solvabilité de 336,5%. Son calcul tient compte uniquement du risque de souscription, ce qui va changer dans la nouvelle approche. «Les seuils ne sont pas encore fixés pour qu’on puisse mener des simulations. C’est un projet qui va prendre entre deux à trois ans», relève Jalal Benchekroun, directeur général d’Atlanta. La compagnie sera prête pour les nouvelles exigences. De toute façon, «les autorités de tutelle n’ont aucun intérêt à ce que les compagnies d’assurances soient prises à la gorge par les règles qu’elles vont mettre en place», indique Fatima-Zahra Bensalah, administrateur directeur général délégué d’Atlanta.

 

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