Economie

Campagne agricole: La «bonne année» se profile

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5231 Le 16/03/2018 | Partager
La majorité des superficies semées en céréales affiche un bon état végétatif
Le cumul pluviométrique, excédent par rapport à une saison normale
Des conditions favorables à l’installation des cultures de printemps
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Globalement, la retenue théorique de l’ensemble des barrages s’est nettement améliorée depuis décembre 2017. Au 15 mars, le taux de remplissage s’établissait à 59%, soit sensiblement le même niveau à la même période de l’année passée. A noter toutefois que la réserve théorique des ouvrages a été abaissée à 15,2 milliards de mètres cubes au lieu de 17,5 milliards, retenue auparavant par le ministère délégué chargé de l’Eau. C’est probablement pour tenir compte de l’envasement

Les conditions d’une bonne campagne agricoles sont là. C’est le constat dressé par le ministère de l’Agriculture suite à une réunion de l’ensemble des directeurs centraux et régionaux. «Les précipitations à la fois importantes et généralisées ont fini par résorber le déficit pluviométrique qui atteignait 61% au démarrage de la période des semis», selon le ministère.

Au 12 mars, le cumul pluviométrique s’établissait à 281 mm, soit le même niveau d’une campagne normale. De même, la réserve des barrages à usage agricole s’est nettement améliorée. Selon les données du ministère délégué chargé de l’Eau, le taux moyen de remplissage de l’ensemble des ouvrages au 15 mars a atteint 59%, à près de 9 milliards de mètres cubes.  
Cette situation est promise à l’amélioration, notamment avec la fonte des neiges qui ont concerné plusieurs régions du pays.

Pour le moment, «la majorité des superficies semées en céréales se trouve dans un bon état végétatif», souligne le ministère de l’Agriculture. Si le chiffre de 4,6 millions d’hectares semés en céréales se confirme, on s’orienterait donc vers la réalisation d’une bonne récolte. Ce qui détermine, avec l’élevage, le niveau de croissance économique. Les céréales et le cheptel représentent en effet la moitié de la production intérieure brute agricole. Les deux filières exercent également une forte sensibilité sociale de par l’importance de la population rurale qu’elles occupent.

Des perspectives favorables s’offrent également aux cultures de printemps qui sont en cours d’installation. Environ, 111.000 ha sont déjà semés par des légumineuses comme le pois chiche, le maïs grain, le haricot blanc et les cultures oléagineuses.
Selon le ministère de l’Agriculture, «les images satellitaires montrent un bon état végétatif des cultures qui évolue favorablement».

Ceci est valable pour les cultures d’automne et l’arboriculture fruitière. Le couvert végétal des parcours affiche également un bon niveau, relève la même source. Il en est de même pour ce qui est du développement de la biomasse végétale qui s’inscrit sur une trajectoire prometteuse. Ce qui laisse présager une production fourragère satisfaisante pour la couverture des besoins du cheptel national dont la part dans la production intérieure brute agricole s’élève à 30%.

Bien que les pluies aient accusé beaucoup de retard, les agriculteurs n’ont pas lésiné sur les efforts. D’après les chiffres du ministère de l’Agriculture, pas moins de 4,9 millions d’hectares ont été travaillés. Et les semailles ont porté sur 4,6 millions d’hectares dont 10% dans les périmètres irrigués. Par culture, les céréales accaparent, comme d’habitude, l’essentiel des superficies, soit 88%. Le reste est réparti entre les fourrages (8%) et les légumineuses (4%).  

En ce qui concerne les cultures sucrières, les programmes arrêtés sont proches des prévisions. Avec à la clé 95% des semis en mono-germes. Sur les 48.300 ha, la zone des Doukkala se taille 35% du programme. Elle est suivie par le Tadla (28%) alors que le Loukkos et la Moulouya se partagent le reste.
Par ailleurs, les cultures en place ont pu bénéficier de la combinaison des pluies et le froid qui les met en situation de faible demande en eau et favorise le développement des racines.
Ces conditions sont également très bénéfiques pour les cultures arboricoles et particulièrement les rosacées.

Pour le moment, les agriculteurs sont appelés à assurer l’entretien des cultures en place à travers le désherbage, l’épandage des engrais, notamment azotés, et la préparation pour l’installation des cultures de printemps (tournesol, pois chiche, maïs,…).

Du côté de la tutelle, on assure que le dispositif de veille phytosanitaire et le programme de sensibilisation des agriculteurs sur l’importance des traitements phytosanitaires contre les maladies seront renforcés. Car, les conditions climatiques actuelles favorisent le développement de certaines maladies spécifiques aux céréales.

 

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