Entreprises

L’Esith se met à l’ère de l’industrie 4.0

Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5231 Le 16/03/2018 | Partager
Des masters dédiés aux grandes entreprises sont prévus
48 centres de formation par apprentissage seront créés
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La stratégie déclinée par l’Esith touche à la formation, aux clusters et à la R&D. Cette refonte passera, aussi, par le renouvellement et la rénovation de ses équipements (Ph. Jarfi)

Une école d’ingénieurs publique gérée par des industriels. C’est le cas très particulier de l’Ecole supérieure des industries du textile et habillement (Esith), qui fait figure d’exception dans l’enseignement supérieur. L’établissement, créé en 1996, souhaite donner un nouvel élan à son développement. Son management a dévoilé, hier jeudi, à Casablanca, les axes de sa nouvelle stratégie, qui se veut «disruptive».

Pour commencer, le cursus sera réajusté avec le lancement de nouvelles formations. «Nous allons mettre en place de nouveaux masters et mastères, validés en 2016 par notre conseil de perfectionnement», indique Mohamed Lahlou, président du directoire de l’Esith.  Une offre «Objectif Industry 4.0» sera montée à l’intention des grandes entreprises.

Elle comprendra un diagnostic des besoins, un plan d’action adapté et des formations Industry 4.0, initiales et continues. L’école proposera, en outre, bientôt un diplôme en chimie appliquée et matériaux avancés, et en marketing digital. Par ailleurs, des cours entièrement en anglais sont prévus, afin de parfaire le profil international des étudiants.

L’Esith souhaite aussi s’attaquer à la problématique de la transmission d’entreprise, en mettant en place une formation intitulée «préparer la relève», destinée aux repreneurs potentiels de sociétés. Des actions de sensibilisation pour les cédants sont, également, envisagées. Les centres de formation par apprentissage (CFA) sont typiques de l’offre de l’établissement.

A ce jour, il en compte quelque 52 centres chez les industriels du textile et de l’habillement. «Nous souhaitons en créer 48 autres d’ici quatre ou cinq ans. Ils bénéficieront tous des nouvelles méthodes pédagogiques», révèle le président de l’école. Fort de plus de vingt ans d’expérience, l’Esith fait actuellement partie des écoles d’ingénieurs les plus notoires.

«Le site de Casablanca se retrouve saturé. Nous sommes contraints de refuser des candidatures. Nous avons déposé une demande pour ouvrir une école à Tanger, et nous rapprocher ainsi d’un des pôles industriels les plus importants du pays», confie Mohamed Lahlou. Pour l’heure, une antenne commerciale de l’école est présente au siège de l’Amith Nord (Association marocaine des industries du textile et de l’habillement).

Pour rappel, depuis sa création en 1996, l’établissement compte plus de 4.300 lauréats. Selon une étude de satisfaction réalisée auprès d’un cabinet externe, en moyenne plus du quart des étudiants sont embauchés durant leur stage de fin d’études. 80% trouvent un emploi 4 mois après l’obtention de leur diplôme, et 90% travaillent au bout de 6 mois. Cette année universitaire 2017-2018, quelque 1.145 étudiants y suivent leur formation.

 

 

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