Culture

Théâtre: Casablanca sur les traces d’Avignon

Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5229 Le 14/03/2018 | Partager
Des spectacles de France, Etats-Unis, Burkina Faso et Maroc
13e édition d’un festival qui se bonifie
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C’est dans l’un des plus grands festivals de théâtre au monde que le président de la fondation des Arts vivants est parti faire son marché pour cette 13e édition du Festival International de Théâtre de Casablanca. Le Festival d’Avignon, sous la direction du metteur en scène et dramaturge Olivier Py, qui fêtera sa 72e  édition en juillet prochain, est en effet l’une des institutions avec laquelle la fondation présidée par Noureddine Ayouch, a tissé des liens privilégiés.

«J’ai personnellement vu tous ces spectacles, j’ai beaucoup ri, j’ai pleuré… je les ai tous adoré» précise Ayouch qui promet une édition exceptionnelle avec une programmation des plus éclectiques. C’est donc une sélection divertissante, actuelle, où le burlesque côtoie l’absurde, le cocasse provoque la tragédie, mais où le théâtre  s’offre une profonde réflexion sur la création contemporaine.  Anaïs Nin, Samuel Beckett, Gustave Courbet, Pierre Joseph Proudhon, Frantz Liszt, Molière… animeront par leur esprit, leurs créations, leurs pensées… les planches casablancaises. En effet, c’est une véritable leçon de la pensée humaine  que nous propose cette édition qui se tiendra du 20 mars au 1er avril.

Dans «La naissance d’un chef d’œuvre», spectacle programmé le 21 mars au Studio des Arts vivants, offre une véritable immersion dans l’histoire vraie de la création d’«En attendant Godot» de Samuel Beckett en 1953.  Le spectateur, entraîné par les artistes, revit les étapes rocambolesques de cette création, sachant que la fin sera joyeuse: «Godot» triomphera et sera joué à travers le monde.

«Anaïs, a Dance Opera», spectacle venu directement de San Francisco, est une production entremêlant danse, musique et théâtre, qui explore et met en lumière la vie fascinante de la célèbre diariste des années 40, Anaïs Nin, quand  «Proudhon modèle Courbet», prévu au Théâtre de la FOL le 22 mars, nous plonge dans la création d’un des chefs-d’œuvre les plus controversés de l’histoire de l’art: la célèbre toile «L’origine du monde», de Gustave Courbet.

Côté programmation nationale, 3 spectacles marocains sont programmés. Il s’agit de «Moulat Lhit», mis en scène par Mohamed Elhor, «Saken» de Hassan Hammouche et enfin «Que Dieu répare» de Youssef Lahrichi. 3 pièces audacieuses et modernes qui attestent du renouveau du théâtre national, porté par une nouvelle génération de comédiennes et de comédiens au talent décomplexé.

En tout 13 spectacles répartis sur 7 sites, dont le somptueux Mechouar (Ancienne Mahkama des Habous), pour des prix  allant de 100 à 150 DH. «Notre objectif dans la fondation est d’attirer le public vers les salles de spectacle et d’instaurer l’habitude d’aller au théâtre. C’est pour ça que nous tenons à proposer des spectacles de qualité avec des prix 3 à 4 fois inférieur à leur valeur» précise Noureddine Ayouch, qui espère faire de son festival, un évènement itinérant traversant plusieurs villes du pays.

 

 

 

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