International

L’Irak en quête de financement pour se reconstruire

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5209 Le 14/02/2018 | Partager
La conférence du Koweït dédiée à cet effet

Toutes les régions de l’Irak doivent bénéficier de la reconstruction, notamment les zones kurdes qui ont participé à la lutte contre le groupe Etat islamique (EI). C’est ce qu’a déclaré hier, mardi 13 février au Koweït, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, au deuxième jour d’une conférence internationale sur la reconstruction de l’Irak.

Ce chantier titanesque, dans un pays dévasté par trois décennies de guerre, est estimé à 88 milliards de dollars. Le Drian, cité par AFP, a réaffirmé que la France participerait à la reconstruction de l’Irak et demandé des garanties pour les entreprises souhaitant investir dans ce pays. Outre un prêt de 430 millions d’euros accordé à Bagdad en 2017, elle va financer des projets dans le secteur de l’eau, de l’énergie et de la restauration des filières agricoles via l’Agence française de développement (AFD). Ces projets pourraient porter sur 25 à 50 millions d’euros.

Investissements urgents

La reconstruction du pays (deuxième producteur de pétrole de l’Opep) sera longue et coûtera 100 milliards de dollars, avait estimé le Premier ministre Haider al-Abadi au Forum économique mondial de Davos fin janvier. Pour lever des fonds au plus vite, alors que plus de 2,5 millions de personnes sont déplacées, Bagdad mise notamment sur le secteur privé.

Et ce, en attendant l’annonce par les Etats participants du montant de leurs contributions financières, prévue pour mercredi 14 février, dernier jour de la conférence. L’Unicef, l’OMS, ONU-Habitat ont pour leur part appelé à des investissements urgents pour restaurer les infrastructures et les services de base à destination des familles irakiennes. Dès lundi, des ONG (en majorité koweïtiennes) ont annoncé une levée de fonds pour soutenir les opérations humanitaires de plus de 330 millions de dollars, dont 130 du Comité international de la Croix-Rouge.

Le chef de la diplomatie française a participé, hier mardi, à une réunion de la coalition internationale antijihadistes au Koweït en présence de son homologue américain Rex Tillerson, où 74 pays et organisations serons représentés. «L’opération militaire turque dans le nord de la Syrie contre des forces kurdes alliées à Washington a affaibli le combat contre le groupe Etat islamique (EI)», a estimé le secrétaire d’Etat américain. Il a par ailleurs appelé le Qatar et les quatre pays qui le boycottent à mettre fin à la crise diplomatique qui dure depuis plus de huit mois, en affirmant qu’elle nuit à la sécurité régionale.

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