Entreprises

Pharma 5 Abidjan: Au-delà de l’investissement

Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5208 Le 13/02/2018 | Partager
Le groupe a soutenu une caravane médicale
Plus de 1.470 patients traités, 4.000 boîtes de médicaments distribuées

En décembre 2017, le laboratoire pharmaceutique marocain Pharma 5 annonçait en grande pompe la pose de la première pierre de sa première unité industrielle hors du Maroc, à Abidjan (Côte d’Ivoire). La nouvelle usine du groupe occupera une superficie de 1,5 hectare et mobilisera un investissement de 100 millions de DH. Le démarrage effectif de l’activité de la nouvelle usine est prévu pour mi-2019.

10 mois se sont écoulés entre la cérémonie de signature de la convention d’investissement avec l’Etat ivoirien et la pose de la première pierre. Qu’en est-il pour le démarrage de la production? «Il faut compter au moins 10 mois pour monter les unités de production, de stockage ainsi que le laboratoire de contrôle qualité. S’y ajoutent 2 à 3 mois pour la pré-qualification des machines. Ce délai court entre la livraison, l’installation des machines jusqu’à la fin des tests de production.

Le délai de 12 à 13 mois ne tient pas compte des 4 mois de pluies diluviennes en Côte d’Ivoire. Compte tenu de tous ces aléas, nous préférons être raisonnables et tabler sur 18 mois», explique Myriam Lahlou-Filali, directrice générale de Pharma 5. En marge de la pose de la première pierre, le laboratoire pharmaceutique a soutenu une caravane médicale et socio-éducative à Abidjan, via sa fondation (Noufissa).

L’opération a été organisée par l'Isesco et la Fondation Alwaleed Philanthropies en partenariat avec le Collège syndical national des médecins spécialistes privés (CSNMSP). Plus de 1.470 consultations ont été réalisées par une trentaine de médecins marocains bénévoles, membres du CSNMSP.

«Le volet principal de la caravane ciblait la mère et l’enfant. Une caravane similaire a été organisée en 2016 à Dakar. Celle-ci a permis la distribution de plus de 3.591 boîtes de médicaments et le traitement de plus de 1.780 patients», précise la DG de Pharma 5. Plusieurs villes du Maroc ont accueilli la caravane: Guelmim en 2015, au bénéfice de 2.146 patients. Azilal en 2016, au bénéfice de 2.500 patients ou encore Al Hoceïma en 2017, dont ont bénéficié 2.276 patients.

Créée en mai 2013, la fondation Noufissa collabore avec plusieurs partenaires (Centre Noor, Sourire de Reda, groupe AMH, Isesco…). Elle œuvre pour l’accès à des médicaments et aux soins de santé de qualité, à travers des campagnes de dépistage, caravanes médicales, dons de médicaments et aides aux zones sinistrées par des catastrophes naturelles ou des zones de conflits en priorité au Maroc, en Afrique et au Moyen-Orient.

«En 5 ans d’existence, nous avons soutenu plus de 150 caravanes et actions de dépistage. Plus de 100.000 boîtes de médicaments ont été distribuées pour une enveloppe budgétaire d’environ 5 millions de DH/an», précise Sophia Berrada, responsable communication et projets de la fondation Noufissa.

Caravane: Mode opératoire

L’organisation d’une caravane médicale demande un savoir-faire à part entière. Il faut surtout une organisation en amont pour éviter les débordements, identifier le bon partenaire local (en général une association). Cette structure doit informer les patients, les recenser, les faire venir à des plages horaires indiquées, collaborer avec les autorités locales. Il faut aussi organiser la journée des différents médecins pour les consultations, la distribution des médicaments. «La réussite d’une caravane demande une organisation bien huilée. C’est un savoir-faire que nous maîtrisons au Maroc et qui est recherché par des organisations comme la fondation Alwaleed Philanthropies, pour organiser des caravanes sur le continent», fait valoir Dr My Said Afif, président du Collège syndical national des médecins spécialistes privés.

 

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