Economie

Gestion intégrée des zones côtières: La tutelle en quête de financement

Par Nadia DREF | Edition N°:5207 Le 12/02/2018 | Partager
Des négociations en cours avec la Banque mondiale et le Fonds mondial de l’Environnement
Les plans pour les régions de Rabat-Salé-Kénitra et Tanger Tétouan Al-Hoceïma à l’étude
Objectif: Dupliquer l’opération pilote menée dans l’Oriental

8.300 bénéficiaires du projet GIZC de l’Oriental

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• Renforcement institutionnel pour la mise en oeuvre d’une
approche de GIZC au niveau provincial: 707 femmes et 18% d’ONG.
• Réhabilitation des zones humides du SIBE de la Moulouya:
4.700 bénéficiaires directs
• Installation du récif artificiel: 280 bénéficiaires 1.840 indirects (pêcheurs de la région)
• La ferme de culture des algues: 25 emplois directs
• La ferme de conchyliculture: 20 emplois directs
• Plantation de 500 hectares: 275 de femmes;
• L’apiculture: 251 dont 87% de femmes
• Promotion de l’écotourisme: 3 familles

Source: Secrétariat d’Etat chargé du Développement durable

Le projet de gestion intégrée des zones côtières (GIZC) a le vent en poupe. Après l’achèvement de l’opération pilote menée, avec succès, au niveau de l’Oriental et bouclée en décembre dernier, deux autres projets sont à l’étude. Il s’agit de l’élaboration d’un plan de gestion intégrée des zones côtières des régions Rabat-Salé-Kénitra, et Tanger Tétouan Al-Hoceïma.

«Les études sont en cours de réalisation. L’objectif ultime est d’identifier les composantes sectorielles d’un projet GIZC avec une estimation financière et le présenter aux bailleurs de fonds pour obtenir le financement», confie Nezha El Ouafi, secrétaire d’Etat au Développement durable, suite à une réunion de travail tenue avec les représentants de la Banque mondiale.

Le Secrétariat d’Etat soumettra également au Fonds Mondial pour l’Environnement le projet d’élaboration d’un plan de gestion intégrée des zones côtières de la Région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma et l’identification d’un projet GIZC à réaliser au niveau de la région.

Cette activité entre dans le cadre du programme pour la Méditerranée (Med Programme) relatif à la résilience climatique, la sécurité de l’eau et la protection des habitats dans les zones côtières méditerranéennes, financé par le Fonds mondial pour  l’environnement et appuyé par le Centre d’activités régionales/Programme d’actions prioritaires (CAR/PAP).

Le projet dédié à la région de Rabat-Salé-Kénitra entre dans le cadre de la mise en œuvre du programme Mécanisme de soutien du programme sur la gestion intégrée et durable de l’Eau (SWIM) et de l’initiative H2020 (SWIM-H2020) financée par l’Union européenne.

«Nous allons faire le suivi nécessaire avec nos partenaires pour trouver les formules adéquates afin de  dupliquer le projet exemplaire de l’Oriental dans au moins deux régions», souligne la ministre. Et d’ajouter: «Les retombées positives qu’a générées ce projet GIZC sur la population et la région en ont fait un modèle de projet de développement durable et intégré qui met le bien-être du citoyen au coeur de l’action». A terme, cette initiative sera généralisée à d’autres régions fragiles et en difficulté afin de favoriser l’emploi et la création de valeur ajoutée. 

Le projet relatif à la gestion intégrée des zones côtières dans l’Oriental a été financé par le Fonds mondial pour l’environnement et réalisé par le Secrétariat d’Etat au Développement durable en collaboration avec la Banque mondiale en tant qu’agence d’exécution.

Plusieurs actions et activités productives, génératrices de revenus et créatrices d’emplois ont été programmées et réalisées en faveur des populations défavorisées de la région de l’Oriental dans des zones qui souffrent d’un taux de précarité et de chômage très élevés.

Selon la synthèse du bilan des impacts socio-économiques, ce projet a permis d’apporter une amélioration considérable au niveau de vie de plus de 8.300 personnes dont 28% de femmes. Ceci à travers la réalisation de projets dans l’apiculture, la culture des algues, la plantation des oliviers, la construction de gîtes… L’accomplissement de ces importantes réalisations a eu un impact positif au niveau de toute la région et s’est traduit notamment par la création de plus de 300 emplois pour le court terme.

«Nous estimons qu’environ 800 emplois seront créés pour le moyen et le long termes grâce à ce projet», révèle Nezha El Ouafi. Par ailleurs, les revenus se sont améliorés en moyenne de 5 à 25% à court terme. Cette amélioration devra s’amplifier à moyen et long termes (20 à 500 %), précise le rapport de synthèse.

Par ailleurs, le taux moyen de renforcement des capacités après la formation s’élève à 32%. Quant à l’intégration des mesures d’atténuation du changement climatique dans la planification territoriale, elle a été matérialisée par la finalisation et l’adoption de six plans communaux de développement pour six communes de l’Oriental.

 Le Plan national du littoral pour bientôt

La gestion intégrée et durable du littoral sera formalisée dans le cadre du Plan national du littoral qui est en cours de réalisation. Le littoral est un espace limité, convoité, attractif et propice aux différents flux (échanges commerciaux, déplacements…). Il accueille actuellement près de 54% de la population globale alors que la superficie des provinces côtières ne couvre que 43% du territoire. Selon une étude élaborée, avec l’appui de la Banque mondiale, pour l’année 2014, le coût de la dégradation du littoral était de l’ordre de 2,5 milliards de DH, soit 0,27% du PIB.

 

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