International

Italie: Il Cavaliere, le grand retour

Par Karim Agoumi | Edition N°:5206 Le 09/02/2018 | Partager
Silvio Berlusconi revient sur le devant de la scène politique
Son parti sur le point de remporter les prochaines législatives de mars
Le candidat de droite promet avant tout une solide politique anti-migratoire s’il accède au pouvoir
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«Silvio Berlusconi pourrait bel et bien reprendre les rênes de l’Etat italien dans les prochaines semaines. Son parti, Forza Italia, se trouve en effet au cœur d’une coalition parvenue en tête des sondages avec près de 35% des intentions de vote (Ph. AFP)

Grosse surprise. Silvio Berlusconi, bien connu par son surnom «Il Cavaliere», pourrait bel et bien reprendre les rênes de l’Etat italien dans les prochaines semaines. Son parti, Forza Italia, a en effet toutes les chances de remporter les élections législatives prévues en mars prochain. Pour convaincre les foules, l’ancien chef de gouvernement compte avant tout sur une politique anti-migratoire forte et sur un programme libéral des plus révolutionnaires.

A près d’un mois du scrutin, l’alliance à laquelle appartient le parti de Berlusconi – constituée de la Ligue du Nord et des nationalistes de Fratelli d’Italia – est parvenue en tête des sondages avec près de 35%. A lui seul, le Forza est par ailleurs crédité de pas moins de 17% des intentions de vote.

Un score plus qu’honorable qui pourrait propulser Berlusconi à la tête de l’exécutif et lui permettrait de former son propre gouvernement. En effet, seul le parti qui recueillera le plus de voix parmi la coalition gagnante sera désigné chef de file de cette dernière.

Des résultats prometteurs et optimistes obtenus avant tout grâce au programme séduisant proposé par l’ancien homme fort d’Italie. Berlusconi a en effet promis une véritable révolution libérale incluant notamment le lancement d’une taxe unique sur les revenus qui bénéficiera aux plus riches ainsi qu’un revenu minimum vieillesse de 1.000 euros.

L’ex-président prévoit également l’expulsion de pas moins de 600.000 migrants, représentant selon lui une entrave à la paix au sein du pays. Une vision qui a su convaincre une population italienne qui vieillit et s’inquiète pour sa propre sécurité.  Enfin, le politicien au sourire figé par les liftings a également su profiter d’un étonnant concours de circonstances politiques. Parmi ces failles, un Parti démocrate essoufflé et les multiples erreurs de son patron Matteo Renzi.

Tout n’est cependant pas encore gagné pour Berlusconi. Sa «coalition improvisée» ne parvient pas à masquer ses nombreuses incohérences. Et les contradictions au sein de cette alliance pourraient bel et bien lui faire perdre toute crédibilité. Un risque que l’ancien chef italien a pris sciemment, prêt à tout pour faire gagner son parti.

 

 

 

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