Société

Diabète, un fléau qui s’aggrave

Par Stéphanie JACOB | Edition N°:5205 Le 08/02/2018 | Partager
Une maladie responsable de 10% des décès en Afrique
Plus de 42 millions de diabétiques estimés en 2040 sur le continent
Aujourd’hui, c’est 1 mort toutes les 6 secondes dans le monde
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Le 2e congrès de la Société africaine d'endocrinologie métabolisme et nutrition réunit à Marrakech quelque 600 professionnels de santé, du 28 février au 3 mars prochain (Ph. S. Buissinne)

Près de 10% des décès en Afrique sont dus au diabète. Pour en débattre, quelque 600 professionnels de santé, venus du Maroc, du Maghreb, d’Afrique subsaharienne, de Suisse, de Belgique, de France et du Canada, se réunissent à Marrakech du 28 février au 3 mars prochain.

Pour ce 2e congrès de la Société africaine d'endocrinologie métabolisme et nutrition (SAEMN), organisé avec la Société marocaine d’endocrinologie, diabétologie et nutrition (SMEDIAN), l’accent est mis sur l’urgence d’une meilleure synergie entre toutes les parties prenantes. Car la situation est alarmante. Comme le souligne le président de la Smedian, Hamdoun Lhassani, «les endocrinologues et diabétologues que nous sommes sont les premiers à voir les dégâts».

D’autant que les traitements pour cette maladie, qui fait des ravages sur le continent, sont trop chers pour la plupart des patients. La Fédération internationale du diabète rappelle que plus de 415 millions de personnes dans le monde vivent avec le diabète, dont plus de 77% sont issues de pays à faible et à moyen revenu. Le coût annuel étant estimé par IDF Diabetes Atlas à 673 milliards de dollars. D’ici à 2040, il y aura 642 millions de malades, dont plus de 42 millions en Afrique.

Le diabète est la cause de 5 millions de décès par an, soit une mort toutes les 6 secondes. Cette maladie a d’autres conséquences. Elle est en effet la première cause de cécité, de mise sous dialyse ou d’amputation non traumatique. Le sujet est donc majeur pour ces spécialistes des pathologies parathyroïdiennes et hypophysaires, pour ces diabétologues, endocrinologues, nutritionnistes, mais aussi pour les spécialistes des technologies connexes à la médecine. Échanger ensemble sur les moyens d’accélérer la réflexion et de renforcer davantage les stratégies pour faire baisser ces tristes statistiques étant l’objectif de ces journées de travail.

Les conférences au programme vont être l’occasion de débattre des nouvelles thérapeutiques, de la médecine traditionnelle, de l’éducation thérapeutique, et autres pathologies liées, mais aussi des différentes modalités d’utilisation des bonnes pratiques à ce sujet, de la prise en charge thérapeutique, ainsi que des moyens de prévention et de traitement des différentes complications qui lui sont liées. L’enjeu étant pour le président de la Smedian, «d’engager des travaux de recherche entre les différents pays maghrébins et d’élaborer des recommandations adaptées au contexte régional».

De notre correspondante permanente, Stéphanie JACOB

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