Insolites

Un Monde Fou

Par L'Economiste | Edition N°:5204 Le 07/02/2018 | Partager

■ Le président brésilien doit prouver qu’il est en vie pour toucher sa retraite
Le président brésilien Michel Temer a dû se présenter en personne à une caisse de retraite pour prouver qu’il était encore en vie. M. Temer, 77 ans, à la tête du plus grand pays d’Amérique latine, a dû se soumettre à cette exigence administrative samedi après que la caisse nationale des retraités eut cessé de lui verser sa pension de retraite en novembre et en décembre, avançant l’absence de preuve qu’il n’était pas mort. M. Temer, qui a droit depuis ses 60 ans à une pension de retraite en tant qu’ancien procureur de Sao Paulo, a omis de se soumettre à une obligation imposée à tous les retraités au Brésil. Ces derniers doivent se présenter une fois par an au guichet de leur caisse de retraite pour déclarer en personne qu’ils sont encore de ce monde. Dans une interview à la chaîne RedeTV, M. Temer a plaisanté en évoquant cette mésaventure bureaucratique, rapportée cette semaine par le journal O Globo. Il s’est dit «heureux d’être traité comme un Brésilien».
«J’ai dû y aller pour prouver que j’étais en vie. Je pense qu’il s’agit d’un traitement égalitaire», a-t-il ajouté.

■ Une mamie amuse la toile avec des selfies déjantés

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Perchée sur un balai comme Harry Potter, prise au piège d’un sac en plastique, jetée à terre par un chauffard: armée de son appareil photo, une arrière-grand-mère japonaise s’amuse comme une folle en imaginant des selfies farfelus. Kimiko Nishimoto a bientôt 90 printemps et plus de 41.000 abonnés sur le réseau social Instagram, un succès acquis en seulement deux mois grâce à ses clichés hilarants qu’elle a commencé à publier régulièrement en novembre. Née en 1928, année de la cérémonie de couronnement de l’empereur Hirohito, elle a découvert la photo sur le tard après une vie de mère au foyer. Quand elle commence à prendre des cours à 72 ans, c’est le coup de foudre. «J’adore mon appareil photo», confie la charmante octogénaire à l’AFP, dans sa maison de Kumamoto (sud-ouest du Japon). «Je le garde à mon chevet quand je dors, juste au cas où. Je l’ai toujours près de moi.» Dix ans plus tard, elle organisait sa première exposition en toute discrétion dans sa ville natale. Mais sa récente conversion aux réseaux sociaux a propulsé sa renommée bien au-delà des frontières de sa province. En décembre, elle a même eu les honneurs de la capitale japonaise, et de nombreux fans se sont pressés dans la galerie de Tokyo qui présentait ses oeuvres.

 

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