Culture

Marrakech: Noureddine Amir au musée YSL

Par Stéphanie JACOB | Edition N°:5202 Le 05/02/2018 | Partager
Les robes sculptures du couturier marocain exposées du 23 février au 22 avril
Une des signatures de mode les plus appréciées par Pierre Bergé
Une adaptation singulière de l’artisanat
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Du 23 février au 22 avril prochain, la Fondation Jardin Majorelle ouvre la salle d’exposition temporaire du musée Yves Saint Laurent Marrakech aux «robes sculptures» de Noureddine Amir. Un créateur marocain qui n’en finit pas de s’imposer dans le monde exigeant de la haute couture internationale (Source: L. Castel)

«Noureddine Amir est un artiste qui se sert du vêtement pour créer son œuvre», disait Pierre Bergé. Alors tout naturellement, la Fondation Jardin Majorelle lui ouvre la salle d’exposition temporaire du musée Yves Saint Laurent Marrakech du 23 février au 22 avril prochain.

Un espace réservé à l’art, à la mode bien sûr, mais aussi à la création contemporaine, à l’anthropologie ou à la botanique. Imaginé par Hamid Fardjad, le commissaire de l’exposition et le scénographe Christophe Martin, il s’agit là d’une sorte d’hommage à celui qui se distingue par une adaptation singulière de l’artisanat marocain dans ses créations. En effet, le couturier de renommée internationale s’imprègne d’un héritage et de savoir-faire ancestraux de son pays, qu’il décline et renouvelle à sa manière.

Des textures, des matières, des étoffes et du fil, tout ce qui compose un tissu, sont alors façonnés comme des sculptures. Créateur de mode ou sculpteur? Son talent touche à tout. Ce natif de Marrakech a fait ses armes à New-York en tant que costumier où il s’est distingué grâce à ses créations pour le cinéma.

C’est en rentrant vivre au Maroc, qu’il se lance dans ses «robes sculptures» à partir de matières brutes et organiques que l’on trouve dans la région. De ce mélange de raphia, laine, toile de jute et soie, l’artiste confie que les formes se créent d’elles-mêmes et naissent de la matière. Pas si simple. Amir y appose sa sensibilité, sa réflexion et son envie de sublimer les femmes pourvu qu’elles soient libres.

La première approche entre Bergé et Amir date de 2014, quand l’homme d’affaires remarque son travail à l’occasion de l’exposition «Maroc contemporain» à l’Institut du monde arabe à Paris. Deux ans plus tard, le mécène le met à l’honneur d’une exposition-rétrospective organisée par sa fondation.

Une mise en lumière efficace qui propulse la popularité de l’artiste, jusqu’à être invité par la Chambre syndicale de la haute couture française, en juillet prochain, à défiler pour la Fashion Week parisienne. Une première pour un créateur marocain.

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