Régions

Marrakech: La loi de Finances expliquée aux opérateurs

Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5202 Le 05/02/2018 | Partager
BMCE Bank détaille les mesures phares à ses clients entreprises
Et poursuit son road show dans plusieurs autres villes

Après Casablanca, Rabat, Tanger et Fès, BMCE Bank s’est arrêtée à Marrakech pour une de ses conférences régionales au profit des entreprises, TPE, PME et les professions libérales pour vulgariser la loi de finances et en expliquer les nouveautés. Ce road show se poursuivra encore et sillonnera d’autres régions du royaume à la rencontre de la clientèle entreprise du groupe bancaire.

Pour ses responsables, c’est l’occasion pour le groupe de présenter les différents dispositifs de ce texte législatif et de mettre en avant les réformes à caractère fiscal, les mesures incitatives contenues dans cette loi, ainsi que les efforts de digitalisation de certaines démarches administratives. L’étape Marrakech a été animée par El Mehdi Fakir, conseiller juridique et fiscal  et a le mérite d’identifier les zones d’ombre pour les dirigeants. 

C’est évidemment la progressivité de l’impôt sur les sociétés, l’une des mesures-phares de la loi de finances 2018 qui a été abordée en premier. A noter que l’IS progressif vise à alléger la charge fiscale sur les entreprises et leur permettre de disposer d’une marge financière supplémentaire.
La nouvelle grille prévoit donc un taux de 10% pour les 300.000 premiers DH de bénéfice. Il passe à 20% pour la tranche 300.001-1.000.000 et à 31% au-delà de 1 million.

Le nouveau barème de l’IS progressif s’appliquera à l’exercice né à partir du 1er janvier 2018. Par conséquent, la déclaration fiscale au titre de 2017 s’effectuera selon l’ancien barème. Le nouveau barème soulève quelques interrogations notamment pour les entreprises qui tiennent un exercice à cheval.  La seconde mesure expliquée aux opérateurs marrakchis concerne un secteur qui représente 70% de l’économie régionale. Il s’agit de l’hôtellerie.

-La nouvelle loi de finances a prévu des exonérations des droits d’enregistrement pour toute nouvelle construction ou encore extension à condition de boucler le projet en 6 ans. D’autres nouveautés ont été apportées par la loi de finances rappelle Fakir et concernent le régime de restructuration des entreprises, l’exonération de l’IS au profit des coopératives et associations d’habitation et le relifting du programme Tahfiz pour ce qui est de l’IR,  les incitations en termes de TVA pour le secteur aquacole, celles pour la vente en état futur d’achèvement (VEFA).

Ces mesures devront ainsi «encourager et appuyer la création, la restructuration et l’investissement des entreprises, soutenir les jeunes entreprises et faciliter l’accès des investisseurs au foncier, sans oublier l’amélioration de la compétitivité», explique l’expert-comptable.

Flexibilité du dirham et couverture

Actualité oblige, l’étape de Marrakech a été aussi une occasion pour les experts de BMCE Bank d’apporter quelques explications sur la flexibilité du dirham et notamment sur les nouvelles modalités des couvertures et de présenter leur plateforme. Après l’élargissement de la bande de fluctuation du dirham à plus ou moins 2,5% contre 0,3% auparavant, l’Office des changes a sorti une circulaire sur les instruments de couverture pour l’accompagnement et qui donne plus de flexibilité. Par exemple, les options de change, les entreprises n’avaient le droit de traiter ces options qu’en euros ou en dollars, aujourd’hui, il n’y a  plus de limite.  Les opérateurs pourront aussi se couvrir contre les risques de fluctuation des prix des produits de base importés, exportés et importés et stockés.  BMCE Bank a d’ailleurs mis en place une plateforme gratuite pour suivre les cours et faire des simulations pour la mise en place d’une stratégie de couverture adaptée pour chaque entreprise.

De notre correspondante permanente, Badra BERRISSOULE

 

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