Régions

Oriental: Nouveau débrayage des taximen

Par Ali KHARROUBI | Edition N°:5199 Le 31/01/2018 | Partager
Ils protestent contre la flambée des prix du gasoil
Et se disent prêts à récidiver au cours des prochains jours
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Les taximen de l’Oriental sont prêts à lancer un nouveau mouvement de grève plus ambitieux pour protester contre ce qu’ils qualifient de dégradation de leurs conditions de travail et de vie (Ph. A.K.)

La grève décrétée par une quarantaine d’organismes professionnels et syndicats (petits, grands  taxis et camions de transport de sable), au niveau de l’Oriental, a été différemment suivie dans les villes de la région.

«La grève du lundi (24 heures) est un premier avertissement que nous adressons aux responsables du secteur et nous sommes prêts à paralyser les grandes villes de la région, si les prix du gasoil ne sont pas revus à la baisse», explique Aziz Daoudi, secrétaire régional du bureau syndical des chauffeurs de taxis. Et d’ajouter, «il est anormal de payer plus cher le prix du gasoil que les autres villes du Royaume avec un pouvoir d’achat de plus en plus affecté».

A Oujda, le mouvement qui a débuté timidement le matin s’est massivement répandu créant des embouteillages sans fin dans plusieurs endroits de la ville. Non seulement le blocage imposé par les taximen a congestionné  la circulation dans les principales artères de la ville, mais aussi plusieurs altercations ont été observées entre les grévistes  et ceux qui voulaient travailler.

A Nador, le piquet de grève a été suivi le matin, mais pas l’après-midi.  Toutefois, des dizaines de taximen étaient mobilisés pour assurer le transport en cas d’urgence majeure, notamment vers les aéroports d’Oujda-Angad et Al Arouit. Dans les autres villes (Ahfir, Berkane, Jerada), la mobilisation n’a pas été totale.

Pour rappel, plus de 1.800 petits et grands taxis sont opérationnels à Oujda et font vivre plus de 4.200 familles. Avec la flambée des prix du gasoil et de l’essence, vendus respectivement à 10,02 DH et 11, 75 DH/ litre et depuis que le gasoil de contrebande est banni, ils n’arrivent pas à répondre aux besoins de leurs familles, ont-ils expliqué à L’Economiste.

«Avec moins de 70 DH de bénéfices par jour, on mène une vie difficile», souligne Mohammed Bachiri, chauffeur de taxi. En plus de la réduction du prix du gasoil, les taxieurs sollicitent des encouragements de la part du gouvernement en matière de couverture sociale, assistance contre les risques de maladie, invalidité, vieillesse, chômage, prestations médicales, réduction des redevances fiscales et réelle protection contre les agressions dont ils sont victimes.

De notre correspondant, Ali KHARROUBI

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