Economie

Flexibilité du dirham: Les opérateurs inquiets

Par Moulay Ahmed BELGHITI | Edition N°:5196 Le 26/01/2018 | Partager
La CGEM s’interroge sur l’opportunité d’une réforme de libéralisation des changes
La Confédération tente de lever les inquiétudes de ses adhérents
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Avant d’arriver au flottement total du dirham, l’accomplissement de plusieurs étapes est nécessaire

La réforme de la flexibilité des changes, mise en œuvre, lundi 15 janvier, avec l’élargissement de la bande de fluctuation du dirham à plus ou moins 2,5% suscite les inquiétudes des opérateurs économiques. Des inquiétudes rapidement dissipées à l’issue du séminaire d’informations organisé mercredi 24 janvier par la CGEM avec la participation de Bank Al-Maghrib et l’Office des changes.

Justement, les équipes de la Banque centrale se sont attachées à rapidement résoudre le moindre malentendu en expliquant qu’il s’agissait d’une réforme graduelle qui n’aurait sur le court terme pas d’impact significatif sur le taux de change. Et cela se vérifie au niveau du marché puisqu’au cours de la semaine qui a suivi l’élargissement de la bande de fluctuation, il n’y a pas eu, selon BAM d’emballement de la devise ni de la demande en devise.

«La fluctuation du dirham est resté dans un intervalle inférieur à celui de l’ancienne bande soit moins de 0,3%. Idem pour la demande qui n’a pas dépassé les 14 millions de dollars sur le total de la semaine. «Ce qui témoigne de la réalité de sa valeur par rapport à la situation économique du pays.

C’est, en partie, pour cette raison que le Maroc s’est lancé dans ce processus de libéralisation des changes, l’objectif principal est l’accompagnement de l’ouverture du Maroc sur l’économie internationale avec une attention particulière au développement du secteur financier via le rayonnement de Casablanca Finance City pour ainsi améliorer la compétitivité de l’économie et contribuer à son amélioration.

Le tout doit se faire en atténuant les déséquilibres extérieurs et les chocs exogènes et donc en limitant la pression sur les réserves de change. Ce qui permettra de  prévenir les crises de change. C’est aussi ce qui explique la démarche progressive empruntée pour conduire la réforme.

«Nous avons opté pour un processus de transition graduelle et ordonnée vers un régime de change plus flexible avec l’étalement du processus en plusieurs phases», comme le précise Abderrahim Bouazza, DG de BAM. L’objectif étant de permettre aux différents intervenants du marché de s’adapter à cette évolution et de les accompagner dans cette transition. Il est donc évident que le passage d’une phase à l’autre est conditionné par la satisfaction des prérequis.

Pour accompagner ce processus de transition, l’Office des changes a, après concertation avec les opérateurs élargi les possibilités de recourir aux produits de couverture contre la volatilité de la monnaie. A ce titre, Hassan Boulaknadel, DG de l’Office affirme avoir répondu à 95% des demandes des banques en matière de structuration des produits de couverture. Désormais, les Changes donnent la possibilité d’accéder à une nouvelle forme de couverture.

A commencer par le netting des opérations ou encore le recours à plusieurs produits de couverture à la fois. Il y a également la possibilité de couvrir des produits importés et stockés ainsi que des actifs financiers à l’étranger. C’est particulièrement le cas des institutionnels (banques,  compagnies d’assurance et OPCVM).
 

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