Entreprises

Moulins du Maghreb: Un faiseur du marché africain de la minoterie

Par Nadia DREF | Edition N°:5190 Le 18/01/2018 | Partager
La filiale du groupe Alj vient de célébrer son centenaire
Elle est dotée d’une capacité de production de 650 tonnes par jour
En 2017, le chiffre d’affaires a atteint 400 millions de DH
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Les investissements menés par SNMM, entre 2015 et 2017, ont totalisé 30 millions de DH (Ph. SNMM)

La Société nouvelle des moulins du Maghreb (SNMM), détenue par la famille Alj depuis 1969, vient de célébrer un siècle d’activité. Au bout de ce centenaire de progression, l’entreprise se positionne en tant que l’un des leaders de la minoterie et de la transformation des produits céréaliers en Afrique. Forte de ses moulins qui fonctionnent non stop, l’entreprise totalise une capacité de production de 650 tonnes par jour réparties entre trois unités sur le site casablancais.

La première unité, créée en 1981, est dotée d’une capacité d’écrasement journalière de 150 tonnes de blé tendre. Elle est destinée uniquement à la fabrication de la farine boulangère. La deuxième unité a une capacité d’écrasement de 300 tonnes de blé tendre par jour. S’y ajoute une troisième unité automatisée d’une capacité d’écrasement quotidienne de 200 tonnes de blé tendre.

La filiale du groupe Alj, qui produit et commercialise une gamme variée de farines de blé tendre, revendique une part de marché de près de 10%, dans un contexte stable, en attendant la libéralisation du secteur tant attendue par les professionnels et promise par l’ancien et l’actuel gouvernement. Pour être plus performante, la SNMM s’appuie sur l’expertise de sa sœur Gromic, spécialisée dans l’importation et la commercialisation des céréales depuis 1993.

Côté qualité, la société a décroché plusieurs certifications: ISO 9001 version 2000, ISO 9001 version 2008 & FSSC 22.000 et récemment ISO 9001 version 2015. Elle a également reçu l’agrément de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA).

«Grâce aux Moulins du Maghreb, le groupe a pu aujourd’hui développer sa taille dans le secteur de la minoterie et passer de 650 à 2.000 t/jour par le biais de l’implantation de plusieurs moulins dans la zone de Berrechid, Bouznika et Meknès dans l’activité de blé tendre et de blé dur», fait valoir le management. 

En 2017, le chiffre d’affaires réalisé par SNMM a atteint 400 millions de DH. Par ailleurs, les investissements menés, entre 2015 et 2017, ont totalisé 30 millions de DH. «Le groupe est dans une dynamique d’investissements continue, principalement dans l’agroalimentaire. Des projets sont en cours de concrétisation et une communication sera faite au moment opportun», confie à L’Economiste Chakib Alj, PDG du groupe.

Entre 2015 et 2017, le groupe a investi 430 millions de DH. Il a réalisé un chiffre d’affaires de 3,8 milliards de DH en 2017, dont 70% par l’activité de la minoterie. Pour 2018, nous prévoyons d’atteindre plus 10% du chiffre d’affaires par rapport à 2017», soutient Chakib Alj.

A l’export, le groupe Alj réalise un chiffre d’affaires de 80 millions de DH. Il projette de le porter à 100 millions de DH, principalement en Afrique de l’Ouest, Afrique du Nord et la zone ibérique. Il est également implanté à travers des joint-ventures avec des partenaires en Afrique (Mauritanie, Sénégal, Togo, la Guinée Conakry et la Côte d’ivoire).

Since 1918…

Pour la petite histoire, la Société des moulins du Maghreb, ancêtre de la SNMM, a été créée le 8 janvier 1918 par le groupe français Grands Moulins de Paris. Elle était dotée d’un capital initial de 6,5 millions de francs. Premier moulin industriel d’Afrique, l’entreprise a pour mission d’alimenter le Nord du Maroc, qui était réputé être la zone la plus dense en termes de démographie. Au début, elle était basée dans la rue de La Garonne, située au beau milieu du quartier prolétaire de Derb El Kabir à Casablanca. En 1927, la Société des Moulins du Maghreb dont la progression est dopée par le boom agricole que connaît le Maroc, lance sa marque fétiche «Cheval». Cette date marque également la création officielle des Moulins du Maghreb. En 1931, la société a obtenu un diplôme d’honneur signé par le général Lyautey. En 1969, l’entreprise vit un tournant majeur avec l’entrée en lice d’un groupe de Lhaj Mhamed Alj, qui en reprend les commandes et la rebaptise «Société nouvelle des moulins du Maghreb».

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