Finances-Banques

En attendant la réforme, la Bourse soigne ses indicateurs

Par Franck FAGNON | Edition N°:5181 Le 03/01/2018 | Partager
Le Masi a pris 6,39% en 2017
Mais la hausse reste modeste comparée aux autres indices africains
Les valeurs bancaires et immobilières ont animé l’année
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Excepté les indicateurs de la Bourse d’Abidjan, les principaux indices africains ont terminé 2017 dans le vert. Après trois ans de baisses, le baromètre de la Bourse de Lagos clôture dans le vert. La cuvée 2017 a été globalement bonne pour les places boursières mondiales, le MSCI ACWI ayant pris 21,62%

Malgré un dernier mois dans le rouge, le Masi a achevé l’année sur une hausse de 6,39%. Cela représente un gain de 44 milliards de DH de capitalisation à 627 milliards de DH. L’indice vedette de la place casablancaise n’avait plus aligné deux années positives depuis 2006-2007.

Quoiqu’atone, la reprise de la croissance économique en 2017 a été un soutien pour les bénéfices des sociétés cotées. Après de bons résultats semestriels, les prévisions à court terme demeurent favorables, encourageant les achats en Bourse. Ce mouvement est également guidé par l’orientation des taux sur le marché obligataire. La baisse des rendements sur ce compartiment pousse les investisseurs à prendre un peu plus de risque pour dynamiser la rémunération de leur portefeuille.

C’est le cas notamment des particuliers qui sont plus actifs qu’auparavant en Bourse. Leurs achats ont augmenté de 82% à 6,23 milliards de DH après trois trimestres. Les ventes se sont chiffrées à 6,24 milliards de DH sur la même période en hausse de 71%. L’indice de confiance des particuliers a gagné 4,3 points en cinq mois pour s’établir à 60,8% en novembre dernier, selon l’enquête d’Attijari Intermédiation (ATI).

Globalement, la confiance des investisseurs envers le marché s’est renforcée. L’indice d’ATI est passé de 56,3% en juin 2017 à 62,3% en novembre. En perspective, les résultats annuels des sociétés cotées et le comportement des taux resteront des éléments déterminants pour l’orientation du Masi en 2018.

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Les volumes moyens quotidiens sur le marché central ont progressé de 23% en 2017. Mais, les transactions sont toujours concentrées sur une poignée de valeurs essentiellement celles des secteurs banques, immobilier et télécoms

Si le cru 2017 a été relativement de bonne qualité, la hausse du Masi est toutefois modeste comparée aux performances des autres principaux indices africains. Le Nigeria Stock Exchange All Share Index a gagné 42,30% sur un an alors que le EGX 30 de la Bourse du Caire a pris 21,66%. L’indice de toutes les valeurs à Johannesburg a bouclé l’année sur un gain de 17,47%. Le Tunindex à Tunis s’est adjugé 14,45%. La fausse note vient d’Abidjan où les deux principaux baromètres de la BRVM ont cédé chacun plus de 16%.

Globalement, 2017 fut une bonne année pour les places boursières mondiales. Le MSCI ACWI qui retrace les performances de 47 marchés développés et émergents s’est apprécié de 21,62% (en dollar). Le baromètre des pays émergents s’est distingué avec une hausse de 34%. Le MSCI Frontier Market qui inclut le marché casablancais a, lui, pris 27,69% sur un an.

L’année boursière a été marquée par un regain de 23% des transactions moyennes quotidiennes sur le marché central à 158 millions de DH. Pour le reste, la physionomie demeure inchangée. Une poignée de valeurs concentrent les échanges sur la place. Les secteurs banques et immobilier placent chacun trois représentants parmi les dix valeurs les plus actives de l’année. Ce mini club de dix a drainé 70% des volumes sur un marché qui compte 74 entreprises.

 

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