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Walid, 6 ans, la jambe écrasée par un bus scolaire

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5176 Le 26/12/2017 | Partager
Environ 220.000 DH pour ses deux premières opérations
Sauvé par la mobilisation d’une ONG, mais son calvaire n’est pas encore terminé
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Issu d’un milieu défavorisé, parents séparés, Walid a dû subir deux opérations de près de 220.000 DH pour garder sa jambe. Dans son cas, l’assurance scolaire n’est pas d’un grand secours. Après une première campagne d’appel aux dons, une deuxième vient d’être lancée. Deux autres interventions chirurgicales sont prévues (Ph. Privée)

S’amusant avec son camarade devant son école publique à Sidi Bernoussi (Casablanca) il y a quelques semaines, Walid, 6 ans, était loin d’imaginer qu’il allait vivre l’un des épisodes les plus douloureux de sa vie. Le bus scolaire d’une école privée lui écrase la jambe gauche. Walid perd beaucoup de sang, et de chair. L’on pouvait voir son tibia.

L’enfant, issu d’un milieu défavorisé, parents séparés, est transporté d’urgence à l’hôpital Ibn Rochd. Insatisfaite de la prise en charge de cet établissement public, sa maman l’emmène, sans trop réfléchir, dans une clinique privée. Devant sa chair charcutée et son pied noir enflé, personne ne pensait qu’il pourrait garder sa jambe.

Mais les médecins la rassurent, Walid peut récupérer l’usage de son membre, à condition de subir plusieurs opération (environ 4 mois d’hospitalisation). Le coût de la première est de près de 140.000 DH. Où trouver cette somme, à ses yeux, astronomique?

Entretemps, le cas de Walid est diffusé sur les réseaux sociaux. L’association Zaynoo, spécialisée dans la réhabilitation des écoles publiques, décide d’adopter sa cause, et lance une opération de collecte de dons. Au bout de quelques jours, la facture est payée dans sa totalité. L’ONG a également fait appel au sélectionneur national, Hervé Renard, pour soutenir moralement l’enfant.

Le chemin de la guérison est, cependant, encore long. Le garçon a subi il y a deux semaines l’opération censée lui permettre de remarcher. Les médecins, dans un premier temps, avaient décidé de lui coller les deux jambes, afin que celle saine puisse couvrir de chair celle qui en a été dépouillée. Ils ont fini par opter pour une greffe de chair prélevée de la cuisse.

Cette intervention a été facturée à environ 85.000 DH. Deux autres interventions sont prévues. Une deuxième campagne d’appel aux dons a donc été lancée.
L’enfant aurait-il pu s’en sortir avec sa seule assurance scolaire?

 

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