Société

Droits des enfants: L’ESJC implique les jeunes

Par Karim Agoumi | Edition N°:5168 Le 14/12/2017 | Partager
Le spécialiste de l’Unicef Maroc Aniss Maghri a animé une conférence
Inventions, campagnes, capsules vidéo… plusieurs actions créatives proposées aux étudiants
Analyse de la situation, détection des besoins… les étapes préalables essentielles
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L’ESJC a récemment abrité une conférence animée par le spécialiste en communication au bureau de l’Unicef à Rabat, Aniss Maghri. L’expert a notamment exposé aux étudiants des moyens d’action originaux pour défendre à leur niveau les droits des enfants au Maroc dont notamment des capsules vidéo et des inventions (Ph. Fadwa Al Nasser)

«Il faut être convaincu que chacun d’entre nous a une mission humaine sur cette planète pour soutenir la génération de demain». C’est en substance le message véhiculé aux jeunes par l’expert de l’Unicef Maroc Aniss Maghri lors de sa visite à l’Ecole Supérieure de Journalisme et de Communication (école appartenant au groupe Eco-Médias détenteur des quotidiens L’Economiste, Assabah et d’Atlantic Radio) le 8 décembre dernier. Une conférence au cours de laquelle le spécialiste a exposé aux étudiants les moyens qui s’offrent à eux pour défendre les droits des enfants au Maroc et améliorer leurs conditions de vie pas toujours optimales.

Le spécialiste en communication au bureau de l’Unicef à Rabat a tout d’abord confié aux étudiants être intimement persuadé de l’importance capitale de leur rôle pour défendre les droits des tout-petits.  «Les jeunes représentent des acteurs positifs du changement et doivent à tout prix s’investir dans ce créneau», souligne ainsi Maghri.

Dans un discours optimiste et serein, le responsable de l’organisme onusien a dévoilé plusieurs actions créatives et originales menées par des jeunes à travers le monde et qui ont pu atteindre leurs objectifs avec succès. L’on retiendra notamment le cas surprenant d’un Indien ayant créé des toilettes pour économiser l’eau - une denrée rare dans ce pays - ou encore la mise au point par un groupe de jeunes à Istanbul d’un nouveau type d’emballage conçu à partir de bananes pour réduire la pollution. Le Maroc a également été cité pour exemple. Ainsi, des étudiants associatifs ont fondé trois ans auparavant, avec le soutien de l’Unicef, un mouvement axé sur le mode de création artistique audiovisuelle.

Ce dernier a lancé des capsules vidéo afin de sensibiliser entreprises, décideurs et grand public à l’impact des changements climatiques sur le quotidien des enfants. Autre moyen d’action cité par le spécialiste, les campagnes de communication basée sur le recours aux réseaux sociaux.

«Le média social offre une opportunité inédite de mobilisation à faible coût», appuie le spécialiste. Côté démarche employée, le responsable onusien a conseillé à plusieurs reprises aux jeunes de réaliser une analyse globale de la situation et de détecter les besoins concrets des enfants avant de proposer un plan d’action.

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Les droits des enfants au Maroc progressent  considérablement depuis plusieurs années. Ainsi, la quasi-totalité des enfants du Royaume sont scolarisés au niveau du primaire aujourd’hui tandis qu’ils représentaient un taux de 89% en 2006 (Ph. Unicef Maroc)

La parole a également été donnée aux étudiants, qui n’ont pas hésité à se creuser les méninges et à proposer des solutions des plus inventives. L’on a ainsi suggéré d’effectuer des visites pédagogiques dans les écoles du Royaume ou encore évoqué l’organisation de concours artistiques. Objectif: sensibiliser la communauté aux droits primordiaux des enfants. Plusieurs étudiants ont également évoqué le recours aux buzz via les réseaux sociaux.

L’expert onusien a profité de cette rencontre interactive et enrichissante pour dresser l’état des lieux des droits de l’enfant au Maroc. «Des progrès considérables ont été réalisés à ce sujet… C’est indéniable!», explique ce dernier. Ainsi, la mortalité néonatale a enregistré une baisse de cinq points, passant de 27 décès pour 1.000 naissances vivantes en 2003/2004 à 21,7 en 2011.

Dans le domaine de l’éducation, la situation s’est aussi améliorée. En effet, la quasi-totalité des enfants du Royaume sont scolarisés au niveau du primaire aujourd’hui tandis qu’ils représentaient un taux de 89% en 2005/2006. Une progression encourageante, mais pas suffisante, selon Maghri, persuadé qu’il demeure encore d’autres efforts à réaliser.

De nouveaux projets pour l’unicef

L’Unicef Maroc lance actuellement toute une série de projets visant à défendre les droits des enfants. L’organisme onusien vient de mettre sur les rails une campagne de sensibilisation à l’hygiène à Zagora. «Une action qui se traduit concrètement par la rénovation des toilettes de bon nombre d’écoles de la région», précise le spécialiste en communication au bureau de l’Unicef à Rabat, Aniss Maghri. Le groupe mène aussi actuellement un programme pour développer l’entrepreneuriat auprès des jeunes au niveau des Régions de l’Oriental et de Tanger. Ce dernier prend plus exactement la forme de modules de formation qui accompagneront les jeunes dans le lancement de leur propre entreprise en développant leur prise de parole ou encore en aiguisant leur esprit critique. Enfin, un modèle d’école inclusive vient d’être mis au point par l’organisme dans la Région de Souss-Massa. Un moyen original de faciliter l’accès à l’éducation aux enfants en situation de handicap.

 

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