Economie

L’entreprise reste le pivot central du PIB

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5168 Le 14/12/2017 | Partager
Elle contribue pour 57% à l’investissement en 2016
L’épargne des ménages en léger repli
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Malgré une progression régulière, l'épargne intérieure n'arrive pas à couvrir les besoins en investissement. Le HCP considère qu'il s'agit d'une fragilité structurelle de l'économie

Sans surprise, l’entreprise est en pole position. En 2016, sa contribution à la création de richesses (au PIB) s’est établie à 43,2% et sa part  dans l’investissement atteint 57% du total. Voilà deux indicateurs dont les organisations patronales devraient se servir pour faire passer leurs requêtes.

Ces performances ont été réalisées alors que le pays avait enregistré une production céréalière  jugée médiocre cette année-là: 33,5 millions de quintaux. Mais les autres composantes du secteur agricole, environ 80% du PIB agricole, s’étaient bien comportées, notamment à l’export. 

La note publiée par le HCP sur les comptes nationaux des secteurs institutionnels évalue  le PIB (2016)  à 1.016 milliards de DH, en hausse de 2,8%. Les entreprises ayant légèrement amélioré leur contribution de 0,3 point de croissance. En revanche,  l’apport des ménages est en recul de 0,4 point. Ces derniers produisent toutefois près de 30% des richesses et détient 62,5% du revenu national brut disponible.

Cet agrégat a enregistré une hausse de 3,2% en 2016 pour s’établir  à 1.076,9 milliards de DH.  Selon le HCP, l’amélioration s’explique par la contribution de 6,8% des  administrations publiques et de 3,1% de celle des entreprises. Pour les ménages, la part a augmenté de 2,1%.  Ces derniers occupent toutefois la première place en ce qui concerne la composition du revenu national brut disponible: 62,5%. Ils sont suivis par les administrations publiques (22,6%) et les entreprises, environ 15%.

Au total, le revenu brut disponible détenu par les ménages s’élève à 665 milliards de DH. Rapporté à la population, ce revenu était  de 19.286 DH/par habitant  en 2016. Mais compte tenu de l’inflation (1,6% en 2016), le pouvoir d’achat des ménages s’est dégradé, en conséquence, de 0,6%.

D’autant plus que le revenu des ménages  a été affecté  à hauteur de 87,6% aux dépenses de consommation. Le taux d’épargne s’est situé à moins de 13%, en repli de 1,2 point par rapport à 2015. Au niveau de l’investissement, les entreprises performent avec une hausse de 9,5% en comparaison avec l’année 2015.

Le montant investi en 2016 ayant atteint  près de 307 milliards de DH. De ce fait, elles s’érigent en  premier investisseur. Leur contribution a explosé de plus de moitié sur une année. Ceci, face à la régression de celles des administrations publiques et des ménages.
Globalement, le besoin de financement de l’économie avait  atteint  43,2  milliards de DH en 2016, soit  4,2% du PIB. La situation s’explique par le déficit de 17,8 milliards de DH des besoins exprimés par les entreprises.

 

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