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International

Statut d’Al-Qods Les Palestiniens en colère

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5164 Le 08/12/2017 | Partager
Craintes pour les intérêts américains dans la région
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Des Palestiniens en colère ont affronté les soldats israéliens et brûlé le portrait de Donald Trump pour protester contre sa décision (Ph. AFP)

Des drapeaux américains et israéliens et des portraits de Donald Trump brûlés… les Palestiniens ont exprimé leur colère suite à la décision du président américain de reconnaître officiellement Al-Qods comme capitale d’Israël et d’y transférer son ambassade. Le Hamas a appelé à une nouvelle intifada.

La communauté internationale, à l’exception d’Israël, a sévèrement critiqué la décision prise par Washington. Les mises en garde, y compris celle du Roi Mohammed VI en tant que Président du Comité Al-Qods, ont afflué à l’adresse du président américain. Le sujet a été d’ailleurs évoqué lors du conseil de gouvernement tenu jeudi 7 décembre à Rabat.

Le message essentiel est que le Maroc restera «toujours un défenseur des droits du peuple palestinien dans sa lutte pour établir son Etat indépendant avec comme capitale Al Qods Al Charif». Aussi, la ville sainte est «une ligne rouge qui ne peut être transgressée». Le Maroc déplore la décision américaine  qui contredit la légitimité internationale et plusieurs résolutions onusiennes.

De Riyad à Téhéran en passant par Ankara et Bruxelles, les réactions, à l’exception d’Israël, vont de la réprobation à la condamnation, en fonction de l’état des relations avec Washington et des intérêts. Réagissant à la décision de Trump, le président palestinien Mahmoud Abbas a affirmé «que les Etats-Unis n’étaient plus en mesure d’être un médiateur de paix avec Israël».

Le projet de Trump ouvre «les portes de l’enfer pour les intérêts américains dans la région», a pour sa part estimé Ismaïl Radouane, un haut responsable du Hamas. Plusieurs protestations ont eu lieu dans le monde musulman. De son côté, l’ambassade américaine à Rabat a invité ses ressortissants au Maroc à la prudence.

L’initiative de Trump continuait à susciter la réprobation dans le monde entier, à la veille d’une réunion en urgence du conseil de sécurité de l’ONU.  Le président turc Recep Tayyip Erdogan veut réunir un sommet des dirigeants des principaux pays musulmans le 13 décembre à Istanbul. Une réunion d’urgence de la Ligue arabe pourrait avoir lieu samedi.

 

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