International

Macron en Algérie pour une «nouvelle relation…»

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5162 Le 06/12/2017 | Partager
Il s’y rend aujourd’hui, comme l’ont fait ses prédécesseurs
«La question de la mémoire», les échanges, la sécurité… au menu
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Lors de la visite de Macron en Algérie, la sécurité régionale et internationale figurera également au menu des discussions, avec notamment les crises libyennes et au Sahel ainsi que la lutte contre le terrorisme (Ph. AFP)

Comme ses prédécesseurs, le président français Emmanuel Macron effectue aujourd’hui 6 décembre une visite en Algérie. L’on rappelle qu’il avait effectué son premier déplacement officiel depuis son élection dans la région, au Maroc. A Alger, la visite de Macron sera marquée par une rencontre avec le président Abdelaziz Bouteflika, 80 ans, dans sa résidence médicalisée de Zéralda, dans la banlieue ouest d’Alger.

Affaibli par les séquelles d’un AVC survenu en 2013, qui a affecté sa mobilité et son élocution, le président Bouteflika, au pouvoir depuis 1999, reçoit peu de dignitaires étrangers. Comme il en a l’habitude dans ses déplacements, le président français ira aussi à la rencontre de la population et surtout de la jeunesse. Sa dernière visite à Alger, durant la campagne présidentielle, reste dans les mémoires puisqu’il y avait qualifié la colonisation française (1830-1962) de «crime contre l’Humanité».

Ces propos avaient été bien accueillis en Algérie mais fortement critiqués en France par la droite et l’extrême droite. «La question de la mémoire» sera abordée lors de la visite, indique la présidence française. Il s’agit surtout pour Emmanuel Macron de «tourner la page et de construire une nouvelle relation». Face à la colonisation, «ni déni, ni repentance. On ne peut pas rester piégé dans le passé», a-t-il proclamé la semaine dernière lors de sa tournée en Afrique.

En 2012, la reconnaissance par François Hollande des «souffrances infligées par la colonisation française» avait permis de réchauffer les relations. Pour Paris, l’une des priorités est de redynamiser les échanges économiques alors que la France a laissé sa place de premier fournisseur de l’Algérie à la Chine. L’automobile, la pharmacie et l’agroalimentaire sont jugés prioritaires.

 

 

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