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OCP: Prochain défi, l’usine 4.0

Par Amin RBOUB | Edition N°:5156 Le 27/11/2017 | Partager
Les enjeux de la transformation digitale
Les pistes du programme industriel 2018-2025
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Au début en 1986, les unités de Jorf avaient commencé par la production de 3 qualités d’engrais. Aujourd’hui, les usines en produisent 40 variétés enrichies sur le même site (Ph. OCP)

De nouvelles ambitions et plein de challenges! C’est en substance l’esprit qui anime les cadres du groupe OCP pour négocier le virage d’un nouveau programme industriel pour la période 2018-2025.  La prochaine étape consiste à livrer 6 nouvelles unités (JFC) à Jorf, déployer un nouveau pipeline reliant Safi à Benguérir (Gantour) ou encore l’ouverture de nouvelles mines, des laveries, développer de nouvelles capacités de production et de stockage, des extensions de sites et tout l’écosystème autour.

Parmi les nouveaux défis, figure la révolution numérique et la digitalisation tous azimuts. «Avec le digital et l’intelligence artificielle, nous allons négocier le virage de la transformation profonde pour développer l’usine 4.0. C’est ce qui va injecter encore plus de compétitivité, de qualité et de productivité à l’avenir», confie le directeur du complexe industriel de Jorf Lasfar.

D’ailleurs, les entités du groupe ont profité du programme industriel  initié par Mustapha Terrab (PDG) pour intégrer la composante digitalisation dans les process. L’OCP vise un saut qualitatif avec le digital et le big-data. C’est ce qui va permettre aux équipes de développer des modélisations, voire dupliquer des modèles d’usines clés en mains en Afrique.

«Pour schématiser, nous recevons des millions d’informations développées dans tous les domaines liés aux phosphates. La transformation numérique, voire digitale, devra nous permettre d’anticiper l’avenir, les besoins, les marchés, les risques... In fine, l’optimisation de la prévention nous permettra de gagner encore plus en productivité», analyse le dirigeant du site industriel de Jorf.

La mutualisation est un autre avantage compétitif à l’OCP. Le fait d’importer du soufre, de l’ammoniac et autres matières premières pour l’ensemble des usines du groupe, permet de bénéficier de l’effet volume et d’absorber les charges fixes.
La transformation industrielle ne devra pas s’opérer uniquement dans les process et l’outil de production, elle touchera également l’ingénierie financière du groupe, la gestion des compétences, des RH, la capacité d’anticipation sur le marché mondial, les normes... L’enjeu des prochaines mutations réside dans l’ambition de maintenir le leadership mondial.

L’OCP table sur la montée en puissance de la demande d’engrais sur le marché international. Cette forte demande sera comprise entre 25 et 27 millions de tonnes d’ici 2027.  A lui, le groupe marocain compte capter 50% de cette demande mondiale, du fait des nouvelles capacités en développement, lesquelles oscilleront entre 12 et 14 millions de tonnes supplémentaires sur 10 ans.

A travers l’ambition de capter 50% de la demande mondiale d’ici 2027, l’Afrique arrive en pole position. C’est un marché prioritaire compte tenu de la forte demande de plusieurs pays en engrais. Parmi ces pays-là, figurent l’Ethiopie et Nigeria qui sont les plus importants consommateurs d’engrais à l’échelle du continent.

Emissions de SO2, rejets liquides...

Autre défi stratégique du groupe OCP, la réduction des émissions, des rejets liquides... Chaque année, de gros investissements verts sont programmés pour favoriser l’économie des ressources hydriques et énergétiques. L’objectif est d’atténuer l’impact environnemental de ses activités tout au long de la chaîne de valeur. Aujourd’hui, des dirigeants au complexe de Jorf disent «avoir réduit de 3 fois les normes internationales en matière d’émission de SO2 générée par la combustion du soufre». En effet, selon les dirigeants, au niveau de la cheminée sulfurique, les rejets SO2 de l’usine (inférieurs à 134 ppm) sont 3 fois inférieurs aux exigences internationales (qui sont de 450 ppm). Sur les rejets des eaux, là aussi des efforts ont été entrepris. Une partie des rejets liquides est réinjectée dans les mines, compte tenu de ses variétés nutritives (sels minéraux). Une autre partie est stockée à l’air libre. Enfin, il y a une autre partie rejetée dans des émissaires pour ne pas altérer le milieu marin. Une station de traitement des eaux usées a d’ailleurs été construite au sein de Jorf Fertilizers Company 3 pour se conformer aux standards internationaux. Ce sont là des engagements fermes pris par le groupe OCP.

 

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