Culture

L’Uzine rend hommage à son quartier

Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5154 Le 23/11/2017 | Partager
Aïn Sebaâ K-YBD3, 2e édition organisée par l’espace de la fondation TAT
6 semaines de festivités
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En quelques années, le centre culturel l’Uzine s’est imposé comme l’un des espaces de création urbaine les plus dynamiques de la capitale économique. Concerts, ateliers de formation, projection de film, théâtre… le centre propose tout au long de l’année une programmation riche, particulièrement en direction des jeunes (Ph. Ahlam Maroon)

Musique, cinéma, art contemporain, cirque, danse... Tout un festival pour célébrer la vie d’un quartier, ses habitants, son histoire, son architecture… Il s’agit de Aïn Sebaâ, en l’occurrence, quartier industriel de la côte Est casablancaise, où s’est installée depuis 2014, l’Uzine, l’un des centres culturels les plus dynamiques de la capitale économique.

En janvier 2016, la Fondation Touria et Abdelaziz Tazi (TAT) a invité artistes  et créateurs, iconographes et chercheurs à porter un regard sur le quartier et y mener des actions artistiques dans son espace l’Uzine. Un travail qui a donné lieu à la première édition de «Aïn Sebaâ K-YBD3», du 26 novembre au 18 décembre de l’année dernière.

Un évènement destiné, tout autant, à réhabiliter l’histoire du quartier auprès de ses habitants et, par là, relever l’estime  qu’ils ont pour leur environnement, qu’à faire découvrir ce quartier atypique au reste des casablancais. Résultat: Une première édition qui a connu un vif succès, drainant plus de 1.500 visiteurs en 4 week-ends d’expositions, de spectacles, de concerts et de rencontres.

Ce lieu, désormais un incontournable de la création urbaine casablancaise, renouvelle l’aventure: la 2e édition de Aïn Sebaâ K-YBD3 aura lieu cette année du 25 novembre au 17 décembre.  Tout au long de cette deuxième édition, le public pourra s’offrir une immersion dans le quartier: Une ballade à travers les  sites architecturaux les plus symboliques, proposée par l’architecte Karim Rouissi.

Membre de Casamémoire et passionné de Casablanca et de son histoire architecturale, il animera également une rencontre-débat sur le même thème. Le Hip Hop ne sera pas en reste. Profitant de la résidence à l’Uzine des danseurs et danseuses  du projet Danser Casa, chorégraphié par Kader Attou et Mourad Merzouki, y présenteront leur  work in progress». De la danse contemporaine également avec la chorégraphe Meryem Jazouli qui propose un nouveau dialogue entre le corps et la voix autour d’une interprétation particulière de la danse de la Guedra.

Il y aura également du street art avec les deux artistes quasi résidents de l’Uzine Ed Oner et Basec, du théâtre citoyen avec «Le Conte des Nez», une pièce mise en scène par Hosni Almokhlis. Une création qui appelle à l’acceptation de la différence, du cirque  contemporain avec la compagnie Colokolo… Le tout ponctué de concerts avec notamment une folle soirée, le samedi 17 décembre.

Elle réunira le rockeur  Yahya  Zitan avec ses influences psychédéliques 70’s métissées de musiques marocaines inspirées des Nass El Ghiwane et le groupe le plus déjanté du moment, Betweenatna, véritable ovni musical: Punk, déroutant, décapant et terriblement casablancais. 

Et parce que le quartier de Aïn Sebaâ était jadis une cité jardin, (aujourd’hui encore les noms de rue le rappellent) les deux artistes Sabrina Hakim et Amine Aït Hammou, épaulés par Ahmed Latour, vont transformer une partie de l’uzine en petite plantation de fleurs et d’arbres. Cette installation verte sera couplée avec un atelier jardinage qui inaugure officiellement «Du vert sur nos toits», un projet en gestation à l’Uzine.

 

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