Analyse

Maisons des jeunes, un petit déclic pour resocialiser

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5154 Le 23/11/2017 | Partager
Plus de 600 structures en voie de réhabilitation
Des chartes déclinées au niveau régional pour la période 2018-2022
Apprentissage du français et soutien scolaire dans les matières scientifiques
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La majorité des Maisons des jeunes que compte le Maroc est dans un état déplorable (Ph. Bziouat)

La Maison des jeunes, c’est là où tout commence, la proximité.  Ces structures censées offrir aux générations montantes des possibilités de s’épanouir à travers des activités culturelles et artistiques vont faire l’objet d’un plan de réhabilitation. Le Maroc compte  603 Maisons des jeunes. La majorité est dans un état déplorable. Le Ministère de la Jeunesse et des Sports entame un travail de recensement avant de lancer leur rénovation et la construction d’autres établissements.

Aucune estimation de coût n’est avancée, mais «l’argent ne pose pas de problème puisque le budget du Ministère augmentera en 2018 de près de 20%. En outre, le département Jeunesse dispose d’un budget d’investissement de 1,2 milliard de DH», souligne un haut responsable. Si l’alchimie marche, elle pourrait préparer un véritable modèle de la Maison des jeunes de demain.

L’idée est de permettre à ces structures de proposer, outre des ateliers d’art plastique, des salles d’animation théâtrale, musicale, des espaces polyvalents d’exposition. Ces infrastructures seront entièrement équipées en multimédias, wifi compris. Pour mieux exploiter ces espaces, un focus sera fait sur l’apprentissage des langues étrangères.

Des contacts ont été entrepris avec l’Organisation internationale de la Francophonie, qui dispose d’un programme (Clac), destiné à la promotion de la langue française. Cette institution mettra à la disposition des Maisons des jeunes l’ensemble des outils pédagogiques d’apprentissage du français. La même chose sera faite pour l’anglais et l’espagnol. Au menu également, le soutien scolaire dans les matières scientifiques comme les mathématiques et la physique.

Cette action, qui s’inscrit dans le cadre de la politique intégrée de la jeunesse, nécessite une véritable mobilisation. Il s’agira de signer des chartes de la jeunesse entre l’Etat et la région pour la période 2018-2022. Ce qui se traduira par 12 contrats-programmes, placés sous la responsabilité directe des walis et des présidents de région. En pratique, ces contrats fixeront les plans d’action au niveau régional, le cadre de financement à travers le budget de l’Etat, les collectivités territoriales, la coopération internationale ainsi que les opérateurs économiques.

De même, les mécanismes de gouvernance pour le pilotage et le suivi du programme de travail jeunesse-gouvernement-région seront définis. La mise en œuvre de ces orientations stratégiques sera suivie par une commission interministérielle composée de plusieurs départements notamment l’Intérieur, l’Education nationale et la tutelle. Cela doit s’accompagner par la mise en œuvre du Conseil consultatif de la jeunesse et de l’action associative. Le projet de loi est au Parlement. Il faudra l’adopter, sortir les décrets d’application, nommer ses membres pour qu’il démarre ses activités dans les meilleurs délais.

L’autre action que préconise le Ministère consiste à augmenter le nombre de bénéficiaires du programme des colonies de vacances. Le modèle suivi dans la construction des centres de colonies de vacances est arrêté. Le coût du programme de construction de 20 centres d’estivage, avec une capacité d’accueil de 15.000 lits, s’élève à 700 millions de DH. A ce montant, s’ajoutent 200 millions de DH pour couvrir l’acquisition d’équipements.

Ce chantier sera prêt en juin prochain, juste avant le démarrage de la saison. De même, l’offre en contenus socio-pédagogiques sera renouvelée, avec le renforcement des capacités d’encadrement. Pour la gouvernance, elle se fera désormais via le système de contractualisation avec la Fédération nationale des colonies de vacances, qui sera appelée à moderniser son mode de gestion.

Accès aux sports

Le Ministère veut également améliorer l’accès aux sports. La première action consiste à mettre en œuvre la Stratégie nationale du sport. L’idée est d’accélérer la création des infrastructures sportives de proximité, particulièrement dans les villes moyennes et les communes rurales. Parallèlement à cette opération, de département compte mieux accompagner les programmes de travail des fédérations sportives. Cela se fera selon une méthodologie contractuelle, avec la maîtrise des subventions accordées aux fédérations et associations sportives, tout en appliquant les règles de bonne gouvernance, lit-on dans un document du Ministère.

 

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