International

Al-Sisi joue aux médiateurs

Par Amine SAHRANE | Edition N°:5153 Le 22/11/2017 | Partager
Une rencontre entre Al-Sisi et Al-Hariri pour «discuter des développements au Liban»
Le bras de fer entre les pôles saoudien et iranien continue
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Al-Hariri devrait s’exprimer aujourd’hui à Beyrouth à propos de la situation au Liban (Ph. AFP)

L’ancien Premier ministre du Liban Saad Al-Hariri a rencontré le chef d’Etat égyptien Abdel Fattah Al-Sisi. L’objectif de cette réunion est de discuter des «derniers développements dans la région ainsi que de l’évolution de la situation au Liban», comme déclaré par la présidence égyptienne. Hariri a été à Paris depuis samedi, où il a rencontré le Président Emmanuel Macron. Il a annoncé son retour à Beyrouth mercredi pour célébrer la fête de l’indépendance du pays.

La démission du dirigeant libanais a aussitôt été perçue comme un nouveau bras de fer entre l’Arabie saoudite et l’Iran. En annonçant sa démission, le chef de gouvernement avait dénoncé les ingérences de l’Iran dans son pays, notamment au travers du Hezbollah. Le fait que Hariri, à la tête d’un gouvernement dont fait partie le mouvement chiite, soit resté en Arabie saoudite pendant deux semaines avait soulevé de nombreuses questions.

Le Président libanais Michel Aoun avait accusé les Saoudiens de le retenir en «otage», ce que l’intéressé a démenti. En parallèle, la Ligue arabe se mobilise pour maîtriser les tensions. Son chef, Ahmad Aboul Gheit, appelle à préserver le pays des conflits régionaux. Il est actuellement en déplacement à Beyrouth.

«Personne ne peut vouloir, ou accepter, que l’on nuise au Liban», a-t-il affirmé en conférence de presse après avoir rencontré le Président libanais Michel Aoun. De son côté, le Président libanais a estimé que le pays «ne doit pas payer de sa stabilité sécuritaire et politique le prix des conflits» qui déchirent la région, selon le compte Twitter de la présidence.

Le Hezbollah, considéré comme le pion de l’Iran dans la région, porte toutes sortes d’accusations de la part du camp saoudien. La Ligue arabe l’a accusé dimanche au Caire, à l’issue de la réunion des ministres des Affaires étrangères convoqués par l’Arabie saoudite, de «financer et d’entraîner des groupes terroristes à Bahreïn».

Elle avait également fait assumer au parti «la responsabilité de fournir aux groupes terroristes dans les pays arabes des armes sophistiquées et des missiles balistiques». Des accusations inacceptables selon le Président Aoun. «Le Liban ne peut pas accepter que l’on sous-entende que le gouvernement participe à des actes terroristes», a-t-il déclaré.

 

 

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