International

Brexit: Le bras de fer se poursuit

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5152 Le 21/11/2017 | Partager
L’UE promet un accord avec Londres mais sous conditions
Qui accueillera les agences européennes?

L'ouverture de négociations avec Londres en vue d'un accord de libre-échange après son départ en mars 2019 nécessite de régler plusieurs sujets. C’est le cas des conséquences de la séparation pour l'Irlande ou le règlement financier. Ce sont les propos du négociateur en chef de l'Union européenne pour le Brexit, Michel Barnier lors d'un discours devant le centre d'analyses Centre for European Reform (CER) à Bruxelles.

Dans ces conditions, «l'UE sera prête à offrir son approche des traités de libre-échange la plus ambitieuse au Royaume-Uni», a-t-il promis. Barnier a cependant rappelé que Londres devait faire un choix entre le respect des normes de l'UE en matière d'environnement, de santé ou de droits des travailleurs et celles d'autres partenaires. Le négociateur en chef de l'Union européenne pour le Brexit a également insisté sur «l'intégrité du marché unique».

Il a martelé qu'il ne pourrait pas y avoir de marché unique à la carte, notamment en ce qui concerne les services financiers. De son côté, le président du Conseil européen, Donald Tusk, a donné jusqu'à début décembre au Royaume-Uni pour avancer sur les dossiers prioritaires liés au divorce. Sans quoi il ne pourra pas proposer aux dirigeants des 27 de donner leur feu vert au passage à la deuxième phase des négociations lors d'un prochain sommet européen mi-décembre.

Hier lundi et à l’heure où nous mettions sous presse, les Européens devaient décider où iront les agences de l'UE déménageant de Londres à cause du Brexit. Il s’agit de l'Agence du médicament (EMA) et l'Autorité bancaire européenne (EBA), installées dans le quartier d'affaires de Canary Wharf. Elles vont devoir plier bagages avec leurs centaines d'employés et leurs familles.

Au total, 19 villes ont été proposées au départ pour accueillir l'EMA et ses près de 900 employés, chargée d'évaluer et de superviser les médicaments. Amsterdam, Barcelone, Bratislava, Helsinki, Milan ou encore Lille figurent parmi les prétendants. Trois pays ont toutefois retiré leur ville candidate dans la dernière ligne droite. Il s'agit de Malte, de la Croatie et de l'Irlande, même si Dublin reste proposée pour accueillir l'EBA.

L'agence bancaire, avec ses quelque 170 employés, n'a suscité de son côté que huit candidatures, dont celles de Francfort, Paris et Luxembourg. Bruxelles, Varsovie et Vienne sont en lice pour les deux agences. La Commission européenne a livré fin septembre une évaluation des candidatures, basée sur des critères comme l'accessibilité des sites ou les perspectives d'emploi pour les conjoints.

 

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