Entreprises

Développement des startups dans le monde arabe: Les ficelles de Boussaid

Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5152 Le 21/11/2017 | Partager
Le Maroc présente son package incitatif et partage son expérience
Le Forum de Skhirat insiste sur l’accès au financement, incitations fiscales, formation…
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Pour Mohamed Boussaid, ministre de l’Economie et des finances, les startups dans le monde arabe peuvent réussir si on arrive à leur créer un écosystème favorable avec notamment des incitations et un accès au financement (Ph L’Economiste)

Lutter contre le chômage, créer de l’emploi pour les jeunes... un même et difficile challenge  pour les politiques publiques des pays arabes. Un constat relevé par la majorité des intervenants lors du forum de haut niveau organisé, hier à Skhirat, autour de la promotion des startups dans le monde arabe. Une solution qui favoriserait à coup sûr la création d’emploi pourvu qu’il y ait une assistance idoine.

Cette rencontre, à laquelle plusieurs organismes étrangers ont pris part (coopération allemande, Fonds monétaire arabe, alliance pour l’inclusion financière) cherche effectivement à offrir un cadre propice à l’émergence de startups dans ces pays et permettre à ces jeunes désoeuvrés d’entrer dans le cercle vertueux de la création de richesse et de valeur ajoutée.

Le Maroc dispose déjà de sa propre expérience en la matière, ainsi que la détaillera Mohamed Boussaid, ministre de l’Economie et des finances accompagné d’Abdulrahman Al-Hamidy, PDG du Fonds monétaire arabe (FMA). «Il est de notre devoir de donner la chance à nos jeunes pour transformer leurs idées en projets, ce qui va leur permettre de garantir des revenus et également contribuer au développement de leur société», a soutenu Boussaid.

Le ministre a rappelé le tout récent lancement du «Fonds Innov Invest». Il s’agit d’un fonds qui va offrir de réelles opportunités en termes d’appui et de financement dédiées aux start-up et aux porteurs des projets innovants. Il vise à accompagner 300 projets durant les cinq prochaines années. Parmi les facilitations, est-il expliqué, le projet de loi des finances pour l’année 2018 prévoit des incitations fiscales en faveur des startups.

Une étude a été lancée pour encadrer l’activité des investisseurs providentiels qui vont apporter leur argent et leur expertise pour accompagner les jeunes promoteurs. Au menu également, un projet de loi sur le financement collaboratif (crowdfunding). Il s’agit de plateformes où les jeunes promoteurs peuvent soumettre leurs projets et demander des financements. Une stratégie avec une approche globale pour accompagner ces structures innovantes est en cours de préparation, conclut Boussaid.

En revanche, compte tenu de la particularité de ces structures, leur pérennité exige la mise en place d’un écosystème favorable. D’ailleurs, prévus au programme, plusieurs panels et ateliers seront axés sur les innovations réglementaires afin de créer un meilleur climat pour les investissements dans les startups.

Echanges d’expériences et travaux devraient aboutir à des recommandations pour promouvoir un environnement en faveur du financement des startups dans les pays arabes. Celles-ci seront traduites en feuille de route à proposer à ces pays dans le cadre de l’Initiative pour l’inclusion financière dans le monde arabe (FIARI). Nouvellement lancée, cette initiative a pour objectif d’accélérer les interventions publiques et les activités en faveur de l’accès au financement dans les pays du monde arabe, est-il rappelé.

 

 

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