Régions

Essaouira se refait une beauté

Par Stéphanie JACOB | Edition N°:5149 Le 16/11/2017 | Partager
Sqala, jardins, parkings, places publiques… des rénovations tous azimuts
Dernière ligne droite de la 2e tranche du Programme de mise à niveau urbaine
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Essaouira, entre autres travaux, a entrepris de rénover sa médina et son quartier du Mellah. Ici, les remparts entre le quartier et l’océan, les façades des maisons, les ruelles… refont peau neuve (Ph. Mokhtari)

Essaouira est en plein lifting. Alors que la Sqala vient juste de rouvrir au public après de grands travaux, après que le port se soit étendu et refait une santé, les grands chantiers continuent leurs œuvres. La ville des Alizés fait peau neuve à grands coups de pelleteuses. Les rues, les souks, les parkings, les jardins, la corniche… tout y passe.

Le long des remparts, se préparent aussi les espaces pour piétons et leurs aménagements végétalisés. L’embellissement de la cité est donc au programme. Plus largement, tous ces projets de développement doivent tirer vers le haut plusieurs secteurs comme le sport, la santé, la pêche et bien sûr le tourisme.

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Plus que quelques jours et la synagogue Simon Attia sera fin prête pour ouvrir les portes de son centre international de recherches Haïm Zafrani et de la Maison de la Mémoire (Ph. Mokhtari)

La 2e tranche du Programme de mise à niveau urbaine d’Essaouira a permis de s’attaquer, en plus des axes et places publiques, à la réhabilitation de la médina et du quartier du Mellah. Entre éclairages, réseaux d’assainissement, mobilier urbain, réfection des maisons dégradées, équipements de proximité et valorisation du patrimoine culturel, la liste des besoins est longue.

Préserver l’histoire et la culture passe forcément par la réhabilitation de ses lieux de culte. La «jewish touch» revient en force à Essaouira. Un pan de la mémoire marocaine retrouve ses vieilles pierres. Encore quelques coups de pioche seulement pour la synagogue Simon Attia, en plein centre de la vieille ville. Toutes les promesses sont là. Une bâtisse flambant neuve mais retapée avec les matériaux et techniques de l’époque.

C’est à la fois impressionnant et chaleureux. Le lieu va abriter le Centre international de recherches Haïm Zafrani, un fils d’Essaouira, et la Maison de la Mémoire, pour y trouver à la fois les traces du passé, mais aussi de quoi construire l’avenir et vivre le présent.

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Au détour d’une ruelle, les passants peuvent découvrir la synagogue Slat Lkahal, qui vient tout juste d’être inaugurée (Ph. Mokhtari)

En effet, un espace consigne tout de ce visage judéo-musulman de la ville, tout des relations entre ses habitants de confessions musulmane et juive, pendant que des chercheurs et experts du monde entier seront invités à réfléchir sur les relations interreligieuses. Un peu plus loin, vers les remparts et l’océan, le Mellah lui aussi répare les dégradations du temps et de l’air marin.

Si les ruines persistent encore, les façades se font ravaler et les ruelles consolidées. Ici aussi, quelques lieux de culte ont rouvert leurs portes, réhabilités par des enfants du pays longtemps exilés. Des panneaux indiquent l’entrée d’anciennes salles de prière comme celle qui porte le nom d’Haïm Pinto, juge pour la communauté juive d’Essaouira et un saint auteur de miracles pour tous à l’époque. Au détour d’une ruelle, les passants peuvent également découvrir la synagogue Slat Lkahal, qui vient tout juste d’être inaugurée.
De notre correspondante,
Stéphanie JACOB

 

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