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Mobilité bancaire: Le crédit immobilier, un argument pour bouger

Par Franck FAGNON | Edition N°:5149 Le 16/11/2017 | Partager
Les clients plus disposés à faire jouer la concurrence
La baisse des taux accentue la réflexion chez ceux qui sont déjà propriétaires
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L’acquisition d’un logement constitue un gros investissement pour un client lambda ce qui aboutit à une réflexion plus poussée sur la qualité de la relation avec sa banque mais aussi sur la possibilité de réaliser des économies sur le coût de financement (Ph. L’Economiste)

L’absence d’outils de comparaison entre les banques obligent un certain nombre de candidats à la migration à ne pas bouger, sauf en cas de litige ou au moment d’acquérir un logement. «Le crédit immobilier est l’une des principales raisons qui poussent un client à quitter sa banque», indique Yassine Lahlou, directeur général de Meilleurtaux.ma.

Même discours chez Ghali Chraibi, directeur général de CAFPI: «Souvent, le client réfléchit à changer sa relation bancaire au moment de souscrire à un crédit immobilier». Les contextes d’entrée en relation avec une banque sont variables. Mais l’achat d’un bien immobilier par crédit est un moment décisif pour s’interroger sur la relation avec sa banque.

La souscription d’un crédit immobilier scelle une relation qui peut s’étaler sur 15, 20, voire 25 ans. L’acquisition d’un logement constitue un gros investissement, ce qui nécessite une attention particulière sur la qualité de relation mais aussi sur la moindre économie sur le coût de financement.

Le rapport de force entre la banque et le client tend à s’équilibrer à mesure que la concurrence s’intensifie et que le client gagne en maturité. Quelque part le marché pousse, timidement, à la comparaison. Sur le crédit immobilier en particulier, le client dispose davantage d’informations et peut aussi recourir à des courtiers comme Meilleurtaux ou encore CAFPI.

Aujourd’hui, le contexte reste favorable pour les taux immobiliers. La tarification varie entre 4,5 et 5% pour les bons dossiers, relèvent les professionnels. Pour les primo-acquéreurs, ces taux sont intéressants. En revanche, les propriétaires qui désirent changer de banque ne peuvent pas le faire dans le cadre du dispositif de mobilité bancaire. Les prêts immobiliers ne sont pas transférables. Chaque banque a sa propre politique commerciale.

En outre, l’obtention d’un prêt immobilier est généralement conditionnée à la domiciliation des revenus au sein de la banque créancière. C’est une mesure de sécurité. Mais il existe des solutions pour contourner les obstacles au changement de banque pour les titulaires de prêts immobiliers. La plus courante est de faire racheter le crédit par la banque d’accueil.

Sur le papier, changer de banque devrait être plus facile avec le dispositif de mobilité bancaire en vigueur depuis le début de l’année. Mais la réalité est tout autre. Les banques sont peu enclines à communiquer sur le dispositif. Bizarrement, les établissements de taille moyenne se privent aussi d’utiliser cet argument pour bousculer les majors. Evidemment, il faut, derrière, une offre attractive pour séduire le client. «Les banques manquent d’agressivité marketing.

Elles ne veulent pas sortir de leur zone de confort», relève un professionnel. Malgré les reproches qui sont encore nombreux, quelques établissements sont en train de sortir des schémas classiques et sont un peu plus agiles. Si l’on considère le site internet comme l’un des symboles de ce dynamisme, les positions sur le marché s’inverseraient. Et les jeunes, qui sont une cible prioritaire pour les banques, n’y sont pas insensibles.

 

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