Culture

Cinéma: Le documentaire pour préserver la mémoire

Par Karim Agoumi | Edition N°:5148 Le 15/11/2017 | Partager
La 9e édition de son Festival international débarque le 6 décembre
Plus d’une quinzaine de films arabes et internationaux en lice
Objectif: populariser ce genre cinématographique chargé d’histoire et de valeurs citoyennes
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Khouribga abrite, à partir du 6 décembre, la 9e édition de son Festival international du film documentaire. Une manifestation  artistique qui vise à promouvoir ce genre cinématographique, véritable témoin de l’histoire et des coutumes de notre pays, mais également des civilisations voisines telles que la Tunisie (Ph.  Les films de la caravane)

Distiller à travers le Royaume la culture du film documentaire et le placer sur le même pied d’égalité que le long métrage dans les genres préférés des cinéphiles. C’est dans cette optique que l’association Afifdok  organise, du 6 au 9 décembre, la 9e édition de son Festival international sur le sujet. Une manifestation artistique ambitieuse sur un genre cinématographique qui gagnerait à devenir plus populaire étant donné son rôle stratégique de véritable témoin de l’histoire.

L’évènement culturel mettra en lice plus d’une quinzaine de documentaires arabes et nationaux. Des productions locales et étrangères pour décrocher le «Grand prix du festival», mais également ceux de la meilleure image et de la meilleure réalisation. La rencontre comportera aussi plusieurs hommages à de grands noms du métier ainsi que des expositions. Objectif: faire aimer ce genre cinématographique au public marocain et le démocratiser.

Au programme également, des ateliers pour initier et former les cinéastes aux techniques de mise en scène et aux savoir-faire du métier. Un moyen d’encourager les réalisateurs nationaux à s’investir et à se spécialiser dans ce genre cinématographique tout en contribuant à son développement et à sa promotion.

Le festival abordera par ailleurs à travers son principal colloque le rôle du documentaire et de la photographie dans la sphère éducative et culturelle. Un moyen pour les élèves de s’ouvrir aux civilisations voisines et de découvrir les us et coutumes de leurs ancêtres. En plus de préserver et d’alimenter la mémoire historique et culturelle du pays, ce genre cinématographique diffuse également son lot de valeurs et d’idéaux aux citoyens de demain.

En 2016, c’est le film documentaire «Tout est écrit» de la réalisatrice franco-tunisienne Sonia Ben Salama qui avait  décroché le «Grand prix du festival». L’œuvre en question relate l’histoire d’une jeune femme qui s’est échappée de la maison de son mari, s’élevant ainsi contre le «maktoub», expression signifiant littéralement le destin. Une réalisation qui décrit avec précision et authenticité la vie des Tunisiens au milieu du siècle dernier et l’évolution de leurs mœurs.

Du Festival du cinéma africain au Festival Droubna des arts de la rue, Khouribga cumule les évènements artistiques depuis plusieurs années. Une effervescence culturelle qui contribue nettement au développement et à l’expansion socio-économique de la ville.

 

 

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