Régions

Oujda/Partielle législative Trois candidats pour 2 sièges

Par Ali KHARROUBI | Edition N°:5139 Le 01/11/2017 | Partager
Une campagne électorale sans mordant
Nizar Baraka présent, Benkirane et Omari absents
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Pour beaucoup d’observateurs, le taux de participation sera plus faible que les précédentes législatives, ce qui placera les trois candidats sur un pied d’égalité. De gauche à droite, Kacem Mir (PAM), Mohamed Taoufiq (PJD) et Omar Hjira (Istiqlal) (Ph A.K)

Deux entrepreneurs immobiliers et un pharmacien sont en compétition pour décrocher les deux sièges parlementaires qui ont fait l’objet d’un recours auprès de la Cour constitutionnelle. Une législative partielle programmée pour jeudi prochain, suite à une plainte déposée par Omar Hjira (au nom de l’Istiqlal). L’actuel président de la Commune d’Oujda avait présenté des preuves sur l’usage du mécénat à des fins électorales par deux parlementaires du Parti authenticité et modernité (PAM), élus à l’issue du scrutin du 7 octobre 2016.

A aujourd'hui, seuls trois partis s’y sont intéressés. Mohamed Taoufiq représentera le Parti de la justice et du développement (PJD). De son côté, le PAM a proposé Kacem Mir, au lieu de l’un des parlementaires déchus (Youssef Houar et Abdelkader Hdouri), alors que l’Istiqlal a renouvelé sa confiance en son leader local Omar Hjira.

Ces trois candidats sont accompagnés de leurs binômes: Larbi Chetouani (commerçant) épaulera le candidat du PAM, Noureddine Mouharir (fonctionnaire et coordinateur du PJD au conseil communal) appuiera le candidat du PJD alors que Mohammed Moukhtari (secrétaire local du PI à Oujda) accotera Hjira.

Mais bien que la confrontation soit rude, les trois partis mènent des campagnes calmes. À part Nizar Baraka, secrétaire général du PI qui a fait le déplacement à Oujda pour soutenir son candidat, les deux autres secrétaires généraux du PAM et du PJD (Benkirane et Omari) ne se sont pas manifestés contrairement à leur habitude. «On est loin de l’effervescence des législatives d’octobre 2016 car la donne a beaucoup changé, explique un ancien parlementaire.

Le PJD ne bénéficie plus du même élan de popularité qu’il y a une année, à cause des décisions drastiques prises par le gouvernement de Benkirane. Idem pour le PAM, affaibli par des conflits internes et qui a attendu la dernière minute pour faire son choix. De fait, Omar Hjira, pour qui justice a été faite, reste un favori potentiel. Il bénéficiera, en plus du soutien inconditionnel des responsables locaux de son parti, de l’appui des militants du RNI et de l’USFP.

Des mots d’ordre ont été donnés par les ténors locaux de ces deux partis pour voter en faveur de la balance. Il est également le seul candidat qui a profité du soutien effectif de deux syndicats: l’UGTM et l’UMT. Ce qui n’est pas le cas, pour les autres candidats.
Reste à préciser que lors des législatives du 7 octobre 2016, seuls 92.247 sont allés aux urnes sur un total de 277.864 inscrits. Le PAM s’est classé premier avec 30.448 voix, suivi du PJD avec 28.675 voix et l’Istiqlal avec 9.939 voix.
De notre correspondant,
Ali KHARROUBI

 

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