Brèves internationales

Brèves Internationales

Par L'Economiste | Edition N°:5136 Le 27/10/2017 | Partager

■ France: Crise du beurre?
«Aucune pénurie réelle de beurre n'est à déplorer en France», a assuré le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert à la presse française. Le pays est un des grands producteurs et exportateurs de lait dans le monde. Les professionnels du secteur précisent que «certains supermarchés refusent de payer davantage pour leur beurre malgré une hausse des cours mondiaux, et préfèrent laisser leurs rayons vides». Les industriels du lait préfèrent eux vendre leur beurre plus cher à l'étranger. Le président Emmanuel Macron a promis une loi inversant le rapport de force entre grande distribution et producteurs pour le premier semestre 2018.

■ Frais bancaires: Les coûts facturés explosent
Les frais bancaires appliqués par les banques en cas de découvert non autorisé constituent une «bouée en plomb» pour les personnes en difficulté. C’est ce qu’ont dénoncé 60 millions de consommateurs et l'Union nationale des associations familiales (UNAF) basée en France qui appellent à durcir la législation. L'étude met en cause l'explosion des coûts facturés au client dès qu'une autorisation de découvert est dépassée ou qu'un paiement est rejeté. Elle ne tient pas compte des agios normaux. Ces frais représenteraient un chiffre d'affaires de 6,5 milliards d'euros. Et les frais sont multipliés par presque dix, à presque 300 euros en moyenne, quand une personne est fragile financièrement (Voir pour le cas du Maroc «Les tarifs bancaires flambent», édition N° 5078 du 02/08/2017).

■ Activités bancaires à risques: L'UE enterre une législation
La Commission européenne a renoncé à un projet législatif sur la séparation des activités bancaires à risques. La proposition n'ayant selon elle aucune chance d'aboutir. Ce projet, censé éviter une répétition de la crise, avait été présenté en janvier 2014. Il avait essuyé des critiques, notamment de la France et l'Allemagne, car il allait plus loin que leurs propres législations. L'idée de cette proposition était d'interdire aux plus grandes banques européennes de négocier pour leur propre compte afin de réaliser des profits. Cette activité comportant, selon Bruxelles, de nombreux risques sans apporter d'avantages aux clients de la banque et à l'économie dans son ensemble.

 

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