Entreprises

Marché des changes: Un broker américain prêt à s’implanter au Maroc

Par Franck FAGNON | Edition N°:5135 Le 26/10/2017 | Partager
FXCM établirait son deuxième bureau sur le continent
Cela est conditionné à certaines évolutions réglementaires
Le courtier revendique la première place sur le Forex
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FXCM projette d’installer un second bureau en Afrique à Casablanca. La réforme du régime de change et les aménagements de la réglementation des changes devraient encourager le broker (Ph. AFP)

La transition vers plus de mécanisme de marché pour la cotation du dirham et les évolutions de la réglementation des changes sont surveillées de près à l’étranger. Le courtier américain FXCM, spécialisé sur le Forex et les CFD, réfléchit à une implantation au Maroc, à Casablanca Finance City.

Ce serait la deuxième sur le continent après le bureau de Johannesburg. L’un des principaux courtiers au monde sur le marché des changes a également des bureaux à Paris, Londres, Sydney, Milan, Athènes, Toronto, Tel Aviv. FXCM compte environ 150.000 clients et traite en moyenne un volume mensuel de 250 milliards de dollars sur le marché des changes.

Au Maroc, le broker travaille avec quelques banques et institutionnels, mais aussi des particuliers. «La réforme du régime de change est un facteur qui pourrait faire pencher la balance pour une implantation au Maroc. Le pays s’ouvre de plus en plus vers l’international», confie Benjamin Verdot, directeur général FXCM France.

Le broker a animé une conférence la semaine dernière à Casablanca. Cette prise de contact avait pour but de comprendre les besoins et recueillir des informations auprès de la clientèle. «Nous recherchons une vraie intégration et cela passera par un dialogue intelligent avec l’autorité de régulation et nos clients pour améliorer l’offre globale», indique Verdot.

Malgré les avancées qu’enregistre le Maroc, FXCM voit quelques obstacles à une installation à court terme dont la limitation de la dotation en devises. En outre, l’absence de licence pour le trading sur marge serait un facteur de blocage. Au-delà du marché des changes, FXCM fait du courtage pour les contrats financiers pour différences (CFD).

Ces instruments financiers offrent la possibilité de prendre des positions à la hausse comme à la baisse sur plusieurs sous-jacents dont les devises, les actions ou encore les matières premières. Ce type de produit manque cruellement sur la place casablancaise. Cela explique pour une partie le manque de liquidité du marché. Cette situation contrecarre l’investissement sur certaines actions, même si les entreprises ont de bonnes perspectives.

«Il est important que le pays accueille des institutionnels, que les gens acquièrent une culture financière pour développer la liquidité, l’offre et la demande, pour que le marché soit beaucoup plus stable», commente le dirigeant de FXCM. Tout l’intérêt de Casablanca Finance City sera quelque part de favoriser cette liquidité sur les différents marchés.o
F.Fa

 

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