Société

«La Sorec est une locomotive du développement du cheval»

Par Jamal Eddine HERRADI | Edition N°:5133 Le 24/10/2017 | Partager
Sauvegarder le Barbe et vulgariser ses utilisations
Importante présence à la 10ème édition du Salon
omar_benazzou_033.jpg

Omar Benazzou,  directeur des haras nationaux, estime que le Maroc est aujourd’hui à la pointe de la technologie pour le développement de la génétique équine (Ph. Privée)

- L’Economiste: Quel a été l’apport de la Sorec à cette 10e édition du Salon du cheval?
- Omar Benazzou
: Notre présence a été très forte. Nos collaborateurs ont été présents dans différentes carrières du Salon et ont encadré notamment celle des sauts d’obstacles et là où il y a de l’animation. Nous sommes sponsor du Salon et donc notre présence a été très active et importante. Cet événement est pour nous un moyen et un lieu privilégié pour rencontrer les professionnels. En termes de qualité, le Salon n’a plus rien à envier à ceux organisés ailleurs, notamment en France ou en Allemagne. Le Parc d’expositions Mohammed VI est aux normes internationales et compte parmi les plus grands d’Afrique, sinon le plus grand. Il peut, d’ailleurs, accueillir d’autres salons et manifestations de grande envergure.
Les shows nocturnes sont aussi de grande qualité avec la présence d’artistes internationaux et du Maroc qui ont présenté des spectacles de haut niveau. Sans oublier la tbourida qui a attiré beaucoup de monde. Des sorbas venues de tout le Maroc ont été en compétition pendant cinq jours pour la 2e édition du Grand Prix Mohammed VI de tbourida.

- Quel rôle joue la Sorec dans le développement de la filière équine?
- Depuis le lancement, en 2011, de la Stratégie nationale pour le développement de la filière équine par le département de l’Agriculture,  la Société royale d’encouragement du cheval et ses partenaires ont reçu pour mission d’être une locomotive du développement du secteur équin. Dès lors, tous les moyens et acteurs sont mobilisés dans un même objectif: sauvegarder le cheval Barbe et aussi développer ses utilisations et le rendre utile dans l’économie et dans le développement social. Actuellement, nous pouvons dénombrer quelque 30.000 emplois directs et indirects liés au cheval. Il existe tellement de métiers autour du cheval que nous sommes conscients, aujourd’hui, que cette filière doit être davantage développée.

- Quel avenir pour la race équine au Maroc?
- Que ce soit à travers la Sorec ou d’autres institutions, le Maroc est aujourd’hui à la pointe de la technologie en termes de reproduction équine. Nous rivalisons avec les grands pays d’élevage surtout pour les pur-sang de course, le Barbe et l’Arabe-Barbe.
Concernant ces derniers, nous sommes fiers de détenir déjà une bonne génétique. Depuis quelques années, le Maroc importe des semences et nous avons pu construire une «jumenterie» très intéressante en termes de génétique. Grâce aussi au processus de reproduction qui est très fiable à travers les haras nationaux, les centres de reproduction et de transfert d’embryons. Un effort louable auquel sont associés les techniciens de la reproduction, les inséminateurs, les étalonniers qui font un travail extraordinaire sur le terrain.

- Quelle est la situation actuelle des haras nationaux?
- Les haras nationaux sont actuellement en restructuration. Depuis un certain moment des chantiers ont été lancés pour en refaire l’infrastructure. Celui d’El Jadida a été construit aux normes internationales avec une architecture moderne qui répond aux besoins d’utilisation sur trois niveaux. Celui de Bouznika a été complètement réaménagé et répond à un besoin stratégique des éleveurs de chevaux de course et peut accueillir actuellement jusqu’à 120 chevaux. Celui de Meknès, construit il y a plus d’un siècle, a aussi été totalement réaménagé tout en gardant l’ancienne structure, qui fait partie du patrimoine de la ville. A côté, nous avons construit une nouvelle structure, plus moderne, ouverte en 2016. Elle est équipée d’outils technologiques modernes que ce soit pour le transfert d’embryons, l’insémination artificielle ou tout simplement le bien-être du cheval.

Propos recueillis par  Jamal Eddine HERRADI

                                                              

Le Salon c’est aussi...

salon_du_cheval_aussi_033.jpg

Outre la Tbourida, les attractions au Salon ont été nombreuses et ont attiré beaucoup de monde. De même, cet événement a favorisé la découverte et donné un second souffle aux métiers liés au cheval (Ph. Jarfi)

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc