Economie

Le ministère du Travail mise sur les régions

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5133 Le 24/10/2017 | Partager
Il veut les pousser à élaborer des plans régionaux de l’emploi assortis de financements

«Nous sommes dans une période de dividende démographique, où le nombre de personnes en âge de travailler est le plus important, et nous devons développer des programmes pour en profiter», a relevé le SG du ministère du Travail et de l’Insertion professionnelle, Mohamed Boutata, lors de la rencontre sur les besoins en RH, organisée jeudi dernier par Amal Job.

Sauf que l’économie marocaine crée de moins en moins d’opportunités. Il y a dix ans, en 2007, un point du PIB a permis de créer 47.407 emplois nets. En 2015, le nombre a chuté à 7.333 seulement. Il demeure, par ailleurs, une large frange d’exclus du marché du travail, notamment parmi les femmes et les jeunes.

Avec la stratégie nationale pour l’emploi (2015-2025), revisitée et présentée en août dernier, le gouvernement espère inverser la donne. Il se fixe des objectifs ambitieux (8,5% de taux de chômage, 200.000 postes par an), mais avance peu de mesures concrètes pour y arriver. Néanmoins, dès 2018, le ministère du Travail compte activer quelques actions. Parmi elles, pousser les régions à élaborer des plans régionaux de l’emploi, en leur apportant son appui technique.

Le département de Mohamed Yatim espère aussi les voir offrir, par exemple, des bourses aux chercheurs d’emploi, destinées à couvrir leurs frais de déplacement ou de formation. Ou encore, concéder des prêts d’honneur.  En 2018, l’observatoire de l’emploi, créé il y a deux ans, montera également en puissance. Les entreprises, pour leur part, pourraient accéder à plus d’incitation.

Le projet de loi de finances propose, en effet, d’élargir le programme Tahfiz (exonération de l’IR et de la part patronale de la CNSS et de la taxe de formation professionnelle à hauteur de 10 salariés au lieu de 5). Le ministère compte, en parallèle, opérer plus de ciblage en faveur des femmes et des jeunes des régions reculées ou non diplômés.
Enfin, la tutelle envisage de travailler sur plus de coordination entre les différentes stratégies sectorielles (tourisme, industrie, agriculture…).

 

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