Culture

Festival des Andalousies atlantiques d’Essaouira: Comme un pied de nez au repli identitaire

Par Stéphanie JACOB | Edition N°:5129 Le 18/10/2017 | Partager
Des rabbins, des enfants du pays, une star du flamenco…
16 concerts du 26 au 29 octobre
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Le rabbin Haim Louk, véritable icône de la musique judéo-andalouse, est invité en ouverture aux côtés d’Abderrahim Souiri. Ces deux personnalités d’exception seront accompagnées par l’orchestre tétouanais de Mohamed Larbi Temsamani dirigé par le grand maître Mohamed Amine El Akrami (Ph. Essaouira Mogador)

Depuis 14 ans, les mélomanes de tous horizons se retrouvent à Essaouira pour une manifestation hors normes, le Festival des Andalousies atlantiques. Cette année encore, du 26 au 29 octobre, la musique va rimer avec l’envie et la joie du «vivre ensemble». Les deux fils rouges de ce rendez-vous, et les grands principes de la cité des Alizés.

Il n’y a qu’à voir la programmation, toute particulière en ouverture, avec Abderrahim Souiri, qui fêtera ses 60 ans à cette occasion, et le rabbin Haim Louk, véritable icône de la musique judéo-andalouse. Ces deux personnalités d’exception seront accompagnées par l’orchestre tétouanais de Mohamed Larbi Temsamani dirigé par le grand maître Mohamed Amine El Akrami.

Pendant ce long week-end, les concerts vont s’enchaîner passant des morceaux les plus emblématiques du chaâbi, du chgouri et du melhoun revisités par Raymonde El Bidaouia, au flamenco. De quoi apprécier la très riche diversité du répertoire populaire marocain, et celle qui résonne bien au-delà des frontières. Une invitée de marque encore, Mercedes Ruiz, élue en 2015 danseuse étoile du flamenco en Espagne. Accompagnée de ses musiciens et de ses chanteurs, elle représente toute la modernité et la convivialité qui collent à la peau de ce festival souiri.

Autre moment de choix de cette édition, le duo inédit du rabbin David Menahem, un retour aux sources pour lui, et de la chanteuse palestinienne Loubna Salama, qui vient au Maroc pour la première fois. Autres régions, autres rythmes, le groupe tchèque Létajici Rabin emporte avec lui les musiques yiddish, klezmer et tziganes. Une première. Et même après tout ça, les Andalousies vont bien plus loin. Des nuits à Dar Souiri tenues par des confréries, des expositions aussi et des débats.

Un pur moment de paix et d’espoir, cher à l’Association Essaouira-Mogador, aux commandes du festival et de tant d’autres rendez-vous partagés. Car la ville marque là son empreinte, celle de confessions diverses qui chantent à l’unisson. Pendant qu’ailleurs dans le monde, les conflits continuent de diviser.

 

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