International

Les Etats-Unis quittent l’Unesco en soutien à Israël

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5126 Le 13/10/2017 | Partager
Une décision en pleine élection du prochain dirigeant
Washington a multiplié ses crises avec cette institution ces dernières années

Les Etats-Unis ont annoncé leur retrait de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), l’accusant d’être «anti-israélienne». Le pays l’avait déjà quitté entre 1984 et 2003 et suspendu sa contribution financière en 2011. Suite à cette décision, la DG de l’Unesco Irina Bokova a exprimé son regret.

Les Etats-Unis veulent se contenter d’un simple statut d’observateur au sein de cette organisation mondiale, a indiqué le département d’Etat américain. Le retrait ne sera effectif qu’à partir du 31 décembre 2018, conformément à l’acte constitutif de l’Unesco. Jusqu’à cette date, les Américains resteront un membre à part entière de l’organisation.

La décision de l’équipe de Trump intervient au moment où l’Unesco élit son nouveau patron. Mercredi 11 octobre, les candidats du Qatar et de la France sont arrivés en tête et à égalité à l’issue du troisième tour de scrutin. En effet, Hamad bin Abdoulaziz Al-Kawari et la Française d’origine marocaine Audrey Azoulay ont chacun recueilli 18 des 58 voix du conseil exécutif de l’Unesco, selon les résultats officiels. L’ancienne ministre française de la Culture, 13 voix la veille, a ainsi comblé l’écart sur Al-Kawari, également ancien ministre de la Culture.

En troisième position, l’égyptienne Moushira Khattab (ancienne ministre et ambassadrice, militante des droits de l’Homme) a gagné un suffrage par rapport à la veille, avec 13 votes en sa faveur. Pour leur part, les représentants de la Chine Tang Qian et du Liban Vera El Khoury Lacoeuilhe ont respectivement recueilli 5 et 4 voix. La plupart de ces candidats ont promu des thèmes communs: «une approche multilatérale des problèmes, un besoin de réformes, l’accent à mettre sur l’éducation et les apprentissages tout au long de la vie...».

Le conseil exécutif de 58 pays membres doit désigner celui ou celle qui succèdera à la Bulgare Irina Bokova. Celle-ci achève deux mandats marqués par des dissensions politiques et les difficultés financières de l’organisation. Le conseil vote chaque jour depuis lundi 9 octobre. Jusqu’à quatre tours de scrutin peuvent être organisés si aucun candidat n’atteint la majorité absolue. Si un cinquième vote devait être organisé, il porterait alors sur les deux arrivés en tête au 4e tour. Ce choix sera ensuite soumis à l’approbation de la conférence générale des 195 Etats membres le 10 novembre.

 

 

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