Régions

Marrakech: Les festivités de lancement du Musée Saint Laurent

Par Stéphanie JACOB | Edition N°:5126 Le 13/10/2017 | Partager
La campagne «Mon Marrakech» bat son plein
Avant l’ouverture officielle au public le 19 octobre
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Le Musée Yves Saint Laurent, qui ouvre ses portes au public le 19 octobre, célèbre les liens tissés entre le couturier et la ville de Marrakech (Source: R. Gray)

En attendant l’ouverture officielle au public du Musée Yves Saint Laurent, le 19 octobre, la Fondation Jardin Majorelle multiplie les hommages. Cette campagne a été baptisée «Mon Marrakech» pour illustrer l’attachement tout particulier du couturier pour la ville. En photographies et en citations traduites en arabe, le message est diffusé sur une centaine d’oriflammes réparties sur les principaux axes.

Il fallait bien sûr marquer le coup sur la place Jemaa el Fna, qui permet de toucher un large public de Marrakchis et de touristes. Un film hommage à Yves Saint Laurent est projeté sur grand écran le 13 octobre en soirée, compilant des défilés comme «Les couleurs du monde» au Stade de France en 1998 et le tout dernier au centre Georges Pompidou en 2002 où le couturier a fait ses adieux au monde de la mode.

L’occasion de revoir à quel point la région a inspiré quelques-unes de ses créations, devenues des classiques, comme la saharienne, le smoking ou encore la cape bougainvillée aux couleurs du Jardin Majorelle. Car, comme le disait Pierre Bergé, «lorsque Yves Saint Laurent découvrit Marrakech en 1966, ce fut un tel choc qu’il décida tout de suite d’y acheter une maison et d’y revenir régulièrement. Il est donc parfaitement naturel, cinquante ans après, d’y construire un musée consacré à son oeuvre qui doit tant à ce pays».

Une pré-ouverture aussi soignée qu’attendue. Les dernières finitions achevées, le projet de 4.000 m², conçu par les architectes Karl Fournier et Olivier Marty du cabinet français Studio KO, se dévoile. Dédié aux œuvres du créateur, le bâtiment en terre cuite, béton, fragments de pierre et marbre, renferme quelque 5.000 vêtements, 15.000 accessoires de haute couture et des dizaines de milliers d’ébauches. Des salles, chacune dédiée à un concept particulier, un espace d’exposition permanente de 400 m² décoré par le peintre Christophe Martin et un auditorium de 130 places, véritable promesse de performance.

Au premier étage, une bibliothèque de recherche riche de 5.000 livres s’ouvre aux amateurs et chercheurs spécialisés, sur rendez-vous. Un fonds exceptionnel de livres anciens portant sur le Maroc, son histoire, sa littérature et ses arts traditionnels, avec des ouvrages datant du 17e au 20e siècle.

Entre les arts plastiques, l’architecture, la mode ou la botanique, une partie importante de ces acquisitions concerne les études ethnologiques, historiques, anthropologiques, philosophiques et sociologiques sur les Amazighs. Une richesse. Rappelons que l’ouverture de ce musée à Marrakech est concomitante avec celle du Musée Yves Saint Laurent sur l’avenue Marceau à Paris, dans l’ancienne maison de couture et actuel siège de la Fondation Pierre Bergé.
De notre correspondante,  Stéphanie JACOB

 

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