Competences & rh

R&D: La formule Iresen

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5123 Le 10/10/2017 | Partager
L’Institut de recherche en énergie solaire mise sur les plateformes de coworking
Après celle de Benguérir, 3 autres au menu, à Marrakech, Fès et Laâyoune
Bientôt des financements pour les startups au stade d’incubation ou d’accélération
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Les appels à projets R&D de l’Iresen ont permis de multiplier le nombre de publications scientifiques dans le domaine des énergies renouvelables par 15 depuis 2012 (Ph. L’Economiste)

Faire travailler côte à côte chercheurs, universités et industriels dans un cadre propice à l’innovation. L’Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles (IRESEN) en a fait sa mission. En 2017, l’Institut a lancé sa première plateforme mutualisée à la ville verte de Benguérir (Marrakech), proposant un open space doté d’infrastructures technologiques, en partenariat avec le groupe OCP. Une deuxième est en cours avec l’Office, dans la même région. Elle sera spécialisée dans le bâtiment vert et l’efficacité énergétique. Deux autres suivront à Fès et à Laâyoune.

«L’idée est de se concentrer sur la recherche appliquée, de développer de nouveaux produits et procédés et de faire émerger des startups», explique Rachid El Mrabet, directeur des appels à projets et de l’innovation de l’Iresen. A titre d’exemple, l’Institut pilote trois projets liés à des chauffe-eaux solaires low cost, made in Morocco. Ils pourraient être proposés à moins de 5.000 DH, contre près de 15.000 DH pour ceux importés.

L’Institut finance, par ailleurs, deux projets R&D par an en moyenne depuis 2012, à raison de 5 millions de DH par projet. Ce qui a permis d’instaurer une nouvelle dynamique dans le secteur. «Nous gérons aujourd’hui une quarantaine de projets. Nous accompagnons, en outre, 540 chercheurs et 300 doctorants dans toutes les universités, alors qu’au début, il était très difficile de trouver des chercheurs dans le domaine des énergies nouvelles», précise El Mrabet. Le nombre de publications scientifiques indexées a également été multiplié par 15.

Néanmoins, malgré tous les projets lancés, seuls 3 brevets d’invention ont été déposés depuis 2012. «En général, les chercheurs ne souhaitent pas se lancer dans l’entrepreneuriat, et préfèrent la sécurité que leur offre leur carrière universitaire», explique Rachid El Mrabet.

L’Institut a ainsi décidé de soutenir la création de startups. Il s’apprête à lancer dans les prochains jours, pour la première fois, un appel à projets à l’intention des startups en phase d’incubation ou d’accélération. Les porteurs de projets pourront ainsi bénéficier d’un accompagnement en matière de prototypage, validation de concept, réseautage… des dons et des prêts leurs seront aussi offerts.

Des royalties seront, en revanche, imposées, afin de dégager des fonds permettant de financer davantage de startups. Enfin, un package formation (gestion financière, trésorerie, fiscalité…) sera proposé aux startuppers, avec l’appui de la Commission européenne.

 

 

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