International

Qui dirigera l’Unesco?

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5120 Le 05/10/2017 | Partager
Le Conseil exécutif en session du 4 au 18 octobre
Huit candidats en lice dont la majorité des pays arabes

L’Unesco s’apprête à désigner un nouveau directeur général ou directrice générale. Il sera choisi par les 58 membres du Conseil exécutif de l’organisation qui tiennent leur 202e session du 4 au 18 octobre. Le choix du candidat sera entériné par la Conférence générale le 10 novembre et le nouveau DG entrera en fonction le 15 novembre. Il succédera à Irina Bokova (Bulgarie) qui a effectué deux mandats de quatre ans à la tête de l’Organisation de l’ONU pour l’éducation, la science et la culture. 

La plupart des huit candidats en piste ont fait campagne pour la mise en œuvre des réformes et pour renforcer l’accent mis sur l’éducation et les apprentissages tout au long de la vie, déjà premier poste budgétaire de l’Unesco. Ainsi, pour l’Egyptienne Moushira Khattab, l’éducation reste la «principale voie vers une culture de la paix» et elle «demeure un droit fondamental» pour le Chinois Qian Tang. C’est «un ferment de développement et d’égalité entre les sexes», de l’avis de la Française Audrey Azoulay (voir encadré). 

De son côté, la candidate libanaise, Vera El-Khoury, évoque sans détour un des enjeux qui se posent à l’Unesco: «Réduire la politisation excessive de ses travaux qui l’a parfois transformée en poudrière». Tous les candidats sont d’accord qu’il faut trouver un moyen de sortir de cette politisation. L’un des enjeux est de ramener les Etats-Unis sur la liste des contributeurs.  L’Union européenne et ses Etats membres en sont aujourd’hui le premier financeur (40% du budget).

La bataille s’annonce rude. Les pays arabes revendiquent le poste, faisant valoir que leur groupe ne l’a jamais occupé. Mais rien dans les textes n’impose une rotation. En outre, ils arrivent en ordre dispersé avec des candidatures égyptienne, irakienne, libanaise, qatarie… La concurrence sera rude face aux candidatures de la France et la Chine, deux poids lourds de la scène internationale.

Pour rappel, huit candidats sont en lice pour le poste, à savoir Audrey Azoulay (France), Moushira Khattab (Egypte), Polad Bulbuloglu (Azerbaïdjan), Pham Sanh Chau (Viet Nam), Hamad bin Abdulaziz al-Kawari (Qatar), Qian Tang (Chine), Saleh Al-Hasnawi (Irak) et Vera El Khoury Lacoeuilhe (Liban). Juan Alfonso Fuentes Soria (Guatemala), lui, a annoncé le 25 septembre le retrait de sa candidature.

Azoulay, candidate aussi

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La Française d’origine marocaine Audrey Azoulay (45 ans) a été la dernière ministre de la Culture sous l’ex-président François Hollande. Elle est passée par le Centre national du cinéma (directrice financière, puis numéro deux) et le ministère de la Culture. Fille d’André Azoulay, le conseiller du Roi Mohammed VI, elle est notamment diplômée de l’ENA, qui forme les élites de l’administration française.

 

 

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