International

Hamas et Fatah: Les raisons du rapprochement

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5119 Le 04/10/2017 | Partager
Rétablir une unité nationale
Des entretiens dans les prochains jours au Caire

Le Premier ministre palestinien Rami Hamdallah a réuni son gouvernement dans la bande de Gaza hier mardi, une première depuis 2014. Cette initiative est censée matérialiser le retour de l'Autorité palestinienne aux commandes du territoire dirigé par le Hamas.

En septembre, ce dernier a fini par accepter le retour de l'Autorité sous la pression du grand voisin égyptien, des déconvenues diplomatiques de son allié qatari et d'un sévère tour de vis financier donné par le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas. L'une des questions primordiales est de savoir si le Hamas, disposant d'une force armée estimée à environ 25.000 hommes, est prêt à céder le contrôle de la sécurité à l'Autorité. «Les points de passage (avec Israël et l'Egypte), la sécurité, les ministères, tout doit être dirigé par l'Autorité palestinienne», a martelé Abbas dont les propos sont cités par l’agence AFP. «Ce sera un seul Etat, un seul système, une seule loi et une seule armée», dit-il.

Les questions aussi épineuses sont renvoyées à des entretiens que le Fatah et le Hamas doivent avoir dans les prochains jours au Caire. L'Egypte, un des deux seuls pays arabes à avoir fait la paix avec Israël, s'est fortement impliquée dans le rapprochement Hamas/Fatah. La réussite de ses efforts lui permettrait de peser davantage dans les affaires palestiniennes, celles de Gaza en particulier, par rapport au Qatar, à la Turquie ou à l'Iran.

A noter que les Palestiniens ont enregistré une nouvelle victoire diplomatique vers la reconnaissance de leur Etat. Ils ont obtenu le statut de membre à part entière d'Interpol, en dépit de l'opposition d'Israël. La décision a été prise par les pays membres d'Interpol lors de l'assemblée générale de l'institution, actuellement organisée à Pékin. Les Palestiniens disposent d'un statut d'observateur à l'ONU depuis 2012. Ils ont déjà rejoint plus de 50 organisations internationales et accords. Parmi eux, la Cour pénale internationale et l'Unesco.

 

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