Economie

Développement industriel: Le Maroc veut se positionner sur de nouvelles niches

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5119 Le 04/10/2017 | Partager
Impression 3D, e-commerce, chimie verte… les nouveaux secteurs cibles
Rabat sollicite l’appui de l’Onudi
Et annonce sa disposition à participer à des projets pilotes lancés par cette organisation
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Li Yong, DG de l’Onudi, ici en compagnie de Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, a dit compter sur l’implication du Maroc pour favoriser le processus d’industrialisation de l’Afrique, notamment via le Programme de partenariat pays (Ph. Bziouat)

Le Maroc poursuit sa mobilisation en Afrique. Aujourd’hui, le pays pourra jouer un rôle décisif dans la mise en œuvre du programme d’industrialisation du continent, porté par l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI). Son directeur général, Li Yong, effectue une visite au Maroc depuis lundi dernier. Il a rencontré plusieurs responsables publics, dont Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie.

L’objectif est de «voir quel rôle pourrait jouer le Maroc dans ce processus». Le Programme de partenariat pays, s’étalant jusqu’à 2030, prévoit une «assistance technique, des conseils en matière de politiques publiques, l’établissement de normes et la mobilisation des investissements».

Parallèlement, ce programme «permet de soutenir la conception et la mise en œuvre de stratégies en matière d’industrialisation capable d’avoir un impact significatif sur le développement des pays». Pour cette phase, l’Onudi a sélectionné 3 pays pour des projets pilotes, dont 2 en Afrique, «qui connaît une concentration des pays les moins avancés», a expliqué Li Yong. Pour lui, «la présence du Maroc dans des organisations régionales comme la Cedeao et la Ligue arabe constitue une opportunité pour favoriser l’implémentation de ces programmes». Elalamy a annoncé que le pays est «disposé à contribuer à des projets pilotes, notamment dans le domaine du e-commerce».

Rabat va aussi profiter de l’appui de cette organisation onusienne dans le développement de certaines filières. Le Maroc a déjà bénéficié du soutien de l’Onudi, notamment en matière de formation continue et de développement des écosystèmes. Aujourd’hui, Rabat sollicite l’accompagnement de cette Organisation internationale dans de nouveaux domaines. Elalamy a précisé que le pays se prépare aux défis de la transformation économique à l’ère du numérique. Mais cela devra se faire selon un bon dosage.

L’idée est de poursuivre l’effort pour attirer l’implantation d’industries qui se repositionnent des pays occidentaux vers les pays émergents, notamment à cause de la digitalisation des processus. «C’est ce qui s’est passé avec les centres d’appels il y a quelques années. Aujourd’hui, ils offrent des opportunités d’emploi aux jeunes». Parallèlement, Elalamy veut accélérer le processus de modernisation industrielle, notamment en misant sur de nouveaux métiers comme l’impression 3D ou encore le e-commerce. Ces derniers font partie des secteurs identifiés pour bénéficier du soutien de l’Onudi.

A cela s’ajoutent d’autres domaines comme la création de cellules d’animation au sein des fédérations, le développement de la chimie verte, des cités industrielles intelligentes… «C’est notre prochain combat», a souligné le ministre de l’Industrie. De son côté, le DG de l’Onudi semble optimiste concernant la capacité du Maroc à relever ces défis. Le pays dispose, selon lui, «des atouts pour devenir un hub régional manufacturier en phase avec la 4e révolution industrielle».

 

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