Competences & rh

Comment les offshorers tirent leur épingle du jeu

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5118 Le 03/10/2017 | Partager
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Youssef Chraïbi, président de la Fédération marocaine de l’outsourcing

- L’Economiste: Rareté des compétences et inflation salariale, c’est une double sanction. Comment arrivez-vous à vous en sortir?
- Youssef Chraïbi:
Quand nous répondons à un appel d’offres, nous devons dégager une marge suffisante pour maintenir l’opération. Nous proposons donc un prix en fonction d’une destination. Il est, par exemple, possible d’aller vers des bassins d’emploi plus compétitifs que l’axe Casablanca-Rabat, comme Fès ou Agadir, où nous avons des ressources d’un bon niveau, mais avec des salaires plus compétitifs. Nous pouvons aussi proposer un mix Maroc-Afrique subsaharienne. Les flux à plus forte valeur sont ainsi gardés au Maroc, tandis que les opérations plus basiques sont proposées à partir d’un pays subsaharien. Au final, le prix pondéré reste attractif pour le client. C’est donc lui qui fixe le prix qu’il est prêt à payer et la qualité qu’il souhaite.

- Tous les opérateurs peuvent-ils s’inscrire dans ce modèle?
- Tous ceux devant répondre à des consultations pour de grands groupes sont aujourd’hui obligés de proposer les deux types de solutions: le nearshore et l’offshore, entre la France, le Maroc et l’Afrique subsaharienne. Chaque destination couvre des besoins différents, à des prix et à des niveaux de qualité différents.
Le modèle où l’on veut rester mono localisé a difficilement de l’avenir. Actuellement, la chaîne de valeur doit être partagée entre différents pays, comme c’est le cas dans l’industrie.

- Le secteur crée-t-il autant d’emplois qu’avant?
- Nous restons sur le même trend, avec au moins 5.000 postes par an.
Pour cette année, nous sommes confiants. De plus en plus d’entreprises s’installent au Maroc afin de profiter des opportunités qu’offre le continent. Cela nous permet de gagner plus de marchés, tout en gardant une partie des traitements au Maroc. En termes de croissance, à l’instar de l’an dernier, nous prévoyons +7 à +8%.
Propos recueillis par Ahlam NAZIH

 

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