Analyse

Chantiers prioritaires de la BAD L'infaillible soutien au Maroc

Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5114 Le 27/09/2017 | Partager
2,8 milliards de dollars de soutien pour 31 projets multisectoriels
L’industrialisation verte, un des piliers phares de la stratégie de la Banque
Une plateforme pour l’emploi des jeunes en cours de préparation
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La coopération avec la BAD a permis de contribuer au financement des projets relevant de secteurs de base au Maroc comme notamment l’énergie, le transport, l’eau et l’assainissement. Une approche qui se poursuit dans le cadre de la nouvelle stratégie de la BAD pour le Maroc (2017-2021) dans laquelle une attention particulière est portée à l’industrie verte

Plus de 10 milliards de dollars misés sur le Maroc depuis le début de sa coopération, et de nombreux projets encore à financer. La Banque africaine de développement (BAD) renforce davantage son soutien dans le cadre de sa nouvelle stratégie concernant le Royaume pour la période 2017-2021.

«Cette feuille de route va permettre d'accompagner les chantiers prioritaires du Maroc», a confirmé Mohamed El Azizi, DG de la BAD pour la région de l’Afrique du Nord, lors de sa dernière visite courant septembre. «Le Maroc figure parmi les grands partenaires de son institution», précise-t-il, rappelant qu'à aujourd'hui, «le portefeuille de la Banque pour le Royaume compte 31 projets et programmes en cours d’exécution, totalisant un engagement financier de près de 2,8 milliards de dollars».

Ces interventions couvrent différents secteurs, notamment l’énergie, les transports, l’eau et assainissement, l’agriculture, le développement social et dont 84% sont dédiés aux infrastructures de base. La contribution de l'établissement est aussi omniprésente dans l'application du Plan Maroc Vert, ce qui a permis d’attirer plus d’un milliard de DH d’investissements privés dans les contrats programmes filières.

Dans le secteur des transports, la BAD a contribué au financement des grands projets comme celui de  la modernisation de l’aéroport de Marrakech-Menara afin qu’il puisse désormais accueillir 3 millions de passagers supplémentaires pour un total annuel de 9 millions. Sans oublier le dédoublement de voie ferroviaire entre Marrakech et Casablanca. Et dans le secteur de l’énergie, la Banque africaine de développement a aussi contribué au  financement du complexe solaire Noor.

D’une manière générale, la majorité de ces projets s’inscrivent dans notre nouvelle vision africaine dénommée «High5» lancée en septembre 2015 par notre président, Akinwumi Adesina, explique le responsable de la BAD. Pour la stratégie concernant le Maroc, l’objectif «est d’appuyer le pays, en l'aidant à accélérer la transformation de son économie et à renforcer sa résilience grâce à un appui ciblé au développement du secteur privé et à la réduction des disparités liées à l’emploi (âge et genre)».

«Pour ce faire, notre stratégie va se fonder sur deux piliers», explique El Azizi. Le premier concerne la promotion de l’industrialisation verte pour les PME et le secteur exportateur, alors que le second vise l’amélioration des conditions de vie par l’emploi pour les jeunes, les femmes et en zone rurale. C’est avec l’industrialisation de l’économie qu’on peut créer des postes d’emploi destinés notamment aux jeunes diplômés, affirme le responsable de la BAD.

Parallèlement à cela, la banque prépare le lancement d’une plateforme régionale de l’emploi qui s’inspire de l’expérience du Souk At-Tanmia menée en Tunisie en faveur des jeunes notamment diplômés. Dans le cadre de ce programme, la BAD assure avec d’autres acteurs le financement et l’encadrement de projets innovants menés par des jeunes.

«Un projet qui a connu un succès avec aucune défaillance enregistrée», se réjouit le responsable de la BAD. Dans un premier temps, ce modèle sera développé au Maroc avant d'être généralisé aux autres pays du nord de l’Afrique, et par la suite dans les différentes régions du continent.

Plus de 8 milliards de DH pour l’eau

L’eau et l’assainissement sont les premiers secteurs à avoir bénéficié du soutien financier de la BAD. «Depuis 1978 à aujourd'hui, le montant cumulé des crédits accordés avoisine 7,7 milliards de DH», souligne un responsable de l’ONEE. Des fonds qui vont permettre, entre autres, la construction d'infrastructures pour renforcer la production d’eau potable dans différentes régions. Deux grands projets en cours de réalisation, indique notre source: la construction d’une station de traitement de l’eau à Oum Azza qui va renforcer la production de la station de Bouregreg. Ce qui va sécuriser l'alimentation en eau de près de 5 millions de personnes, situées tout le long de la zone côtière Rabat-Casablanca. L'investissement avoisine les 2 milliards de DH, dont 1,4 milliard de DH financés par la BAD. Un projet similaire est en cours de réalisation dans la région de Marrakech. Le coût s’élève à 2,5 milliards de DH avec une participation de la banque de 1,7 milliard de DH.

 

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