Economie

Un label qualité pour le photovoltaïque en 2018

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5111 Le 21/09/2017 | Partager
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«Le Maroc  est aujourd’hui leader en Afrique en matière d’énergies renouvelables. L’Allemagne est leader en Europe. Donc, il est tout à fait logique de travailler ensemble pour faire avancer la cause globale, afin de se conformer aux objectifs de la COP 22», souligne  Stephane Bourgeois, co-chair du secrétariat du Partenariat énergétique maroco-allemand (Parema) (Ph. Bziouat)

Partout dans le monde, la transition énergétique est en marche. Dans le peloton de tête, le Maroc et l’Allemagne. Stephane Bourgeois, co-chair du secrétariat du Partenariat énergétique maroco-allemand (Parema), revient sur les détails de la coopération entre les deux pays en matière de transition énergétique

- L’Economiste: Depuis 2012, un partenariat énergétique bilatéral relie le Maroc et l’Allemagne. Quel en est le bilan aujourd’hui?
- Stéphane Bourgeois:
Ce partenariat a déjà été lancé dans le cadre du projet Desertec avec l’idée d’exporter l’énergie vers l’Europe. Ce projet, comme on le sait, n’a pas abouti. Mais le partenariat a été relancé car le Maroc s’est engagé dans cette transition énergétique. Il est devenu aujourd’hui leader en Afrique. L’Allemagne est leader en Europe. Donc, il est tout à fait logique de travailler ensemble pour faire avancer la cause globale, afin de se conformer aux objectifs de la COP22. Il y a eu une intensification du dialogue politique, des rencontres bilatérales régulières, durant lesquelles nous discutons, échangeons et lançons de nouvelles idées pour la coopération commune. La dernière rencontre de haut niveau a eu lieu au Mexique la semaine dernière. La semaine prochaine, nous organisons cette première journée énergie, mais aussi une autre rencontre bilatérale. Toutefois, il est difficile de parler de bilan, car il s’agit essentiellement d’une plateforme de dialogue. Le but n’est pas de conclure des accords, mais de discuter, d’échanger des idées…

- Peut-on avoir des exemples concrets de coopération?
- C’est dans le cadre de ce partenariat qu’a été lancée l’idée de l’ouverture du secteur de basse et moyenne tension au secteur privé pour que investisseurs et particuliers puissent installer des panneaux solaires et injecter l’électricité dans le réseau. Le projet concernant la moyenne tension est en cours. Quant au projet basse tension, il sera lancé l’année prochaine. Nous espérons une concrétisation de ces projets d’ici quelques années. En juin dernier, nous avons initié une coopération pour renforcer l’Amisol (Association marocaine de l'industrie du solaire) afin de lancer un label qualité pour les installations solaires photovoltaïques qui sera lancé au printemps 2018. Il y a aussi un projet qui renforce l’échange entre les villes allemandes et marocaines. L’exemple de Chefchaouen, qui coopère avec la ville de Trèves, sera exposé lors de la journée du 28 septembre.

- Depuis 2 ans, l’Allemagne et le Maroc collaborent dans la modélisation de scénarios électriques du Royaume. En quoi consiste cette assistance technique?
- Ce processus a commencé en 2015, notamment dans l’objectif de répondre aux objectifs de la COP22. Il y a des modélisations effectuées par différents cabinets européens avec le ministère de l’Energie, discutées et présentées aux partenaires marocains. Le but étant de définir sur le long terme des trajectoires possibles pour la transition énergétique du pays au-delà de l’horizon 2030.

Propos recueillis par
Aziza EL AFFAS

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