Economie

Céréales: Un record malgré tout

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5108 Le 18/09/2017 | Partager
96 millions de quintaux au lieu de 113 annoncés initialement
La moitié de la production constituée de blé tendre
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Une bonne campagne, une moyenne et une médiocre. Le cycle s’impose comme un cercle vicieux que la stratégie agricole n’a pas pu briser à ce jour malgré les performances enregistrées au niveau des rendements

Ce n’est pas le niveau annoncé initialement. Néanmoins, la production céréalière affiche un nouveau record qui dépasse de loin l’hypothèse de la loi de finances 2017 qui tablait sur un volume de 70 millions de quintaux. Du coup, la prévision de croissance du gouvernement se trouve confortée: 4,5%.

Les résultats définitifs établis par le ministère de l’Agriculture font état d’une production (trois principales céréales) de 96 millions de quintaux au lieu de 102 millions annoncés en avril dernier à l’occasion des Assises de l’agriculture. Une légère baisse qui s’explique, pour l’essentiel, par les pluies enregistrées fin mai-début juin ainsi que par le coup de grêle qui avait touché une partie de la zone du Gharb.

Fait marquant, la récolte de blé tendre qui constitue la céréale la plus consommée, affiche un niveau record: 49 millions de quintaux. Ce qui représente plus de la moitié de la production céréalière. Elle dépasse de plus de 60% la production d’une campagne moyenne et de 163% celle de la campagne précédente qui avait enregistré une production de 18,6 millions de quintaux.
Les productions de l’orge et du blé dur se situent également à des niveaux appréciables. La première s’établit à 25 millions de quintaux alors que la seconde s’élève à 22 millions.

Pour rappel, la campagne 2016-17 a été caractérisée par une pluviométrie à la fois abondante et bien répartie dans le temps et dans l’espace. Ceci a concerné la majorité des régions céréalières, avec parfois un prolongement de la période pluvieuse dans certaines zones. A fin juillet dernier, le cumul pluviométrique a atteint 327 mm, en hausse de 51% par rapport à la campagne précédente (216 mm) et en baisse de 15 % par rapport à la normale (384 mm).Cette campagne a également été caractérisée par un presque arrêt des pluies dès fin mars avec de faibles précipitations en avril et mai conjuguées à une remontée des températures.

De manière générale, la campagne a bénéficié de bonnes conditions climatiques. Ce qui a incité les agriculteurs à recourir à l’utilisation intensive des intrants. Les ventes des semences sélectionnées ont explosé de 52% par rapport à la campagne 2015-2016 alors que la superficie semée en céréales d’automne a augmenté dans la même proportion. L’année 2016 qui s’annonçait sèche avait en effet découragé les agriculteurs à procéder aux semailles. Surtout avec le retard des pluies qui s’est prolongé au-delà, de la période hivernale.

 

 

 

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